Une cérémonie de dépôt de gerbes et une prière interreligieuse ont eu lieu hier au Morne dans le cadre de la Journée internationale des Pêcheurs. L’occasion pour les autorités de rendre hommage aux pêcheurs disparus et aux familles d’honorer la mémoire de ceux ayant péri en mer.
« Les pêcheurs contribuent à l’économie et à la santé du pays. Nous savons aussi que c’est un métier à risques. » M. Boljawon du ministère de la Pêche n’a pas manqué de souligner les conditions difficiles dans lesquelles travaillent ces personnes. Un vibrant hommage a ainsi été rendu hier à ceux qui sont disparus en mer.
Pour les familles, le moment était solennel. La douleur pouvait encore se lire sur les visages, particulièrement lorsque le Last Post a retenti. Au monument des pêcheurs disparus sur la plage publique du Morne, des bouquets des fleurs ont été disposés pour honorer la mémoire de ceux qui ne sont jamais rentrés à la maison.
Alors que le métier de la pêche connaît des moments difficiles avec le manque de poissons dans le lagon, les autorités voient en l’aquaculture une solution. « Il ne faut pas avoir peur de l’aquaculture. Nou nouri pwason pou gagn pwason. On est ainsi sûr de revenir avec des poissons en allant à la pêche », a estimé Gilbert Sue du Fishermen Investment Trust (FIT).
M. Sue a aussi invité les pêcheurs à se regrouper pour bénéficier des facilités du FIT, notamment la location de bateaux pour aller pêcher en haute mer.
« Nous espérons que d’ici deux ans nous pourrions apporter la lumière à tous les pêcheurs. »
Une cérémonie interreligieuse animée par le père Moctee et le Pandit Naiko a aussi eu lieu. La Journée internationale des pêcheurs est observée depuis 1997.