L’Association des Résidents de Balaclava réunissant une centaine de membres à travers la voix de leur présidente, Nathalie Lemarié, monte au créneau pour dénoncer l’état des routes dans leur morcellement. Pourtant, dit-elle, lorsque la Présidente de l’Inde, Pratibha Patil, était en visite à Maurice, la plupart des routes dans la région ont été asphaltées, sauf celle du morcellement Riverside. « Pourquoi cette politique de deux poids deux mesures? Nous sommes arrivés à un point où l’on ne peut plus tolérer une telle indifférence des autorités », laisse-t-elle entendre.
« Il y a quatre entrées pour accéder au morcellement et aucune d’elle n’est pratiquable. L’asphalte se soulève, des arbustes poussent dans les nids-de-poule, mettant nos vies en péril lorsque nous circulons en voiture », dit Nathalie Lemarié.
Leurs écrits sur leur page Facebook, intitulée Stop Pollution in Balaclava, disent leurs inquiétudes, d’autant qu’ils craignent qu’avec l’arrivée des pluies d’été, les routes ne deviennent impraticables.
Les nombreuses lettres adressées au ministère des Administrations régionales et au Conseil de District de Rivière du Rempart/Pamplemousses sont restées vaines. Mais face aux pressions exercées, ces instances ont finalement envoyé un accusé de réception, indiquant à la présidente de l’association que leur demande ne peut être agréée. La raison avancée: un manque de fonds. Mais il est ajouté que leurs griefs ont été transmis au ministère des Infrastructures publiques.
Or, Nathalie Lemarié souligne un manque d’attention des autorités. Pour cause: en début de cette année, elle s’est retrouvée dans l’obligation, avec le soutien de ses voisins, de transporter toutes leurs saletés accumulées pendant le mois de décembre, « quitte à se faire arrêter », au Conseil de District de Rivière du Rempart/Pamplemousses. « Depuis, heureusement, le service de voirie est régulier », dit-elle.  
Tout comme l’Association des Résidents de Balaclava a dû prendre les taureaux par les cornes pour que le service de voirie se fasse toutes les semaines, Nathalie Lemarié espère désormais que les autorités cesseront de se renvoyer la balle et mesureront l’urgence de cette situation des plus alarmantes.