C’est mardi après-midi que nous avons appris que Ian Paterson a été nommé Chairman du panel des Commissaires des Courses. En d’autres mots, c’est lui le nouveau patron de la cambre des commissairres de courses, même si Stéphane de Chalain a gardéle patronyme de Chief Stipe, un titre qui n’empêche pas à ce qu’il soit réduit au rôle de second après avoir tenu la barre honorablement depuis deux ans.  
Si cette nouvelle a surpris certains turfistes dont le Commissaire Administratif Jean-Michel Giraud qui n’était pas au pays mardi, par contre, d’autres étaient déjà dans le secret des Dieux. La preuve, cette éventualité a été répercutée sur Facebook depuis au moins deux semaines. Mardi matin à l’entraînement, soit avant même que cette décision ne soit entérinée par le panel des Commissaires administratifs, un stable manager et, non des moindres, annonçait à qui voulait l’entendre, le retour de Ian Paterson comme Chairman du panel des Commissaires des Courses et la nomination prochaine de Jacques de Comarmond au sein de ce même board.
Pourtant, il nous revient que le General Manager du MTC, Benoit Halbwachs a  essayé de convaincre  le panel des Commissaires Administratifs de ne pas entériner cette décision. Il s’avère que ses efforts ont été vains car le président Gilbert Merven, fortement soutenu par ses nouveaux amis du board, Jeenarain Soobagrah et Michel Halbwachs et le «follower» Alain Noël, ont balayé d’un revers de la main les arguments de Benoit Halbwachs. Visiblement chez les Halbwachs, on n’est pas sur la même longueur d’ondes sur le choix de Ian Paterson. L’histoire retiendra en tout cas, que Michel Halbwachs, dont les commentateurs de presse affirment ne pas connaître le son de sa voix tant il faisait preuve de mutisme pendant sa présence là-bas, aura laissé tomber son collègue et chef au sein du « board » des Racing stewards, Stéphane de Chalain, aujourd’hui réduit à être un simple commissaire des courses. Pas très loyal tout ça! Mais  au Champ de Mars, il faut s’attendre à tout même des coups de poignard dans le dos.
Notons au passage que Jean-Marc Ulcoq, avons-nous appris, s’est abstenu à participer à ce volet  de la réunion, étant parenté à Stéphane de Chalain.
Week-End est en mesure d’affirmer que le choix d’avoir un nouveau Chairmen des Stipes en la personne de Ian Paterson n’était pas à l’agenda de la réunion du board des Commissaires Administratifs mardi dernier. Et pourtant cette question a été prise et enterinée sans états d’âmes.
Stéphan de Chalain doit certainement se sentir un homme très seul aujourd’hui. Pire, l’ex-Chief Stipe doit non seulement se sentir trahi, mais la façon dont son évincement «diplomatique» comme Chief Stipe s’est déroulé, on peut dire qu’il a reçu un coup de couteau dans le dos. Les dirigeants du club ont poussé l’injure de n’avoir pas soulevé la question avec lui au préalable et d’avoir fui leurs responsabilités et  confié à Benoit Halbwachs le soin de lui annoncer sa rétrogradation.
Il y a unanimité à reconnaître qu’il s’est dévoué corps et âme depuis qu’il a été nommé Chief Stipe suite à la démission dans un contexte difficile de ce même Ian Paterson à la fin de la saison 2010. Certes il y a eu des hauts et des bas et certains dérapages surtout d’ordres administratifs, mais dans la tempête il a pris le volant chaud. C’est pourquoi aujourd’hui la frustration est donc à son comble et il aurait pu démissionner et attaquer en justice son employeur. Mais il a préféré manger son pain noir en attendant des jours meilleurs car des postes de Chief Stipe ne courent pas les rues et comme tout le monde, il a aussi une famille à nourrir.
Absent, Jean-Michel Giraud parle de «coup de jarnac»
En apprenant la nouvelle alors qu’il était au Sri Lanka pour affaires, Jean Michel Giraud n’a pas hésité à manifester son mécontentement car dit-il cet item n’était pas à l’ordre du jour, et n’aurait jamais dû être discuté et encore moins entériné. Lui aussi estime qu’il a été victime d’un «coup de jarnac» de la part du Président  Gilbert Merven et de ses plus proches collaborateurs. Benoit Halbwachs également a voulu faire comprendre aux Commissaires administratifs que pour la bonne gouvernance, il ne serait pas bien de prendre une décision à cet effet.  Mais malheureusement,  «Le Big Boss»  en avait décidé autrement. Le président du MTC a tenu à ce qu’une décision soit prise en dépit du fait que cet item n’était pas à l’ordre du jour et ce en l’absence de son unique opposant  au sein du board  Jean-Michel Giraud, après le départ de Gavin Glover.
Ce mardi, il se chuchote que Jacques de Comarmond sera nommé Commissaire de Courses. Encore une fois, la nouvelle a déjà fait le tour des salles de rédaction et il semblerait que ça ne sera qu’une simple formalité. Toutefois, ce mardi, le commissaire Jean-Michel Giraud sera bel et bien présent et les débats risquent d’être très houleux dans la mesure où ce dernier reviendra sans aucun doute sur la nomination de Ian Paterson. Toujours est-il qu’il est bon de savoir que Ian Paterson et Jacques de Comarmond n’ont jamais nagé dans les mêmes eaux. Du reste, ils ont eu plusieurs prises de bec entre 2008  à 2010 et les turfistes se souviendront que Ian Paterson avait même voulu interroger Jacques de Comarmond en tant qu’accusé lors d’une enquête. Ce qui avait provoqué une vive polémique à l’époque.
Toutefois, Jacques de Comarmond   aurait semble-t-il,   déjà passé l’éponge et a déjà donné son accord de principe pour travailler main dans la main avec Ian Paterson. Ceux qui sont dans le giron nous disent que cette association ne tiendra pas longtemps pour la simple et bonne raison que les deux hommes n’ont jamais été et ne seront jamais  sur la même longueur d’ondes, à l’image même de Gilbert Merven et Jean-Michel Giraud.
Une autre chose est sûre, c’est que Yahia Nazroo qui avait assumé le poste de commissaire l’an dernier ne sera pas de la partie cette saison, chacun connaissant les relations tendues existant entre lui et Ian Paterson. Yahia, le photographe sera donc de retour sur la piste…
Cependant les entraîneurs ne comprennent toujours pas comment le panel des Commissaires Administratifs a-t-il, pu avaliser la nomination d’un nouveau stipe rémunéré sur le panel alors que les finances du MTC sont dans le rouge ? L’embauche de ce dernier coûtera au bas mot Rs 300,000 au MTC en terme de salaire et de ‘fringe benefits’ mensuellement. Comment peut-on se permettre de telles largesses alors que le MTC a déclaré des pertes de l’ordre de Rs 28.5 millions sans oublier qu’il a menacé de couper les subsides aux entraîneurs et que des emplois sont menacés. Il faut aussi ajouter dans cette liste la séparation du MTC avec quelque 50 de ses «casual workers» des jours des courses.