Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, qui visitait l’usine RT Knits dans le cadre de la Journée internationale des Droits de la Femme, ce vendredi, s’est exprimé sur le sort des 1 300 licenciés de Palmar Textiles, qui n’ont en outre pas encore touché leur salaire de février.

Le chef du gouvernement a tenu à témoigner sa solidarité envers les employés qui ont perdu leur emploie. Il a tenu à rassurer ces derniers qu’il est « effectivement préoccupé » et « très concerné » par leur situation. « Le ministère du Travail envisage à cet effet des emplois alternatifs, étant donné que quelques entreprises sont disposées à recruter certains des travailleurs. Il y a des mesures que le gouvernement a prises pour la première fois comme baisser la Corporate Tax de 15% à 3% pour le secteur de l’exportation. Mais il y a aussi une responsabilité de la part de l’entreprise qui doit veiller à gérer celle-ci comme il le faut », a déclaré le Premier ministre.

Concernant une éventuelle rencontre avec les licenciés, Pravind Jugnauth a indiqué que le ministre du Travail est « déjà à leur disposition » et leur à déjà fait part des mesures prises et les initiatives du gouvernement. « Il n’y a aucune nécessité pour moi de les rencontrer pour leur dire la même chose ».

Au chapitre des entrepreneurs qui souhaitent investir ailleurs qu’à Maurice, le Premier ministre ne se dit « pas contre » mais estime que ces derniers doivent « assumer leur responsabilité » lorsqu’ils gèrent une entreprise à Maurice.

De plus, Pravind Jugnauth est revenu sur les propos d’un entrepreneur qui a avancé que « c’est le salaire minimum qui a causé la fermeture de l’usine Palmar ». Le chef du gouvernement a soutenu qu’il « ne faut pas tenir des propos simplistes ». « Il faut selon moi une enquête pour savoir réellement ce qui s’est passé », ajoute-t-il.