À l’initiative de la compagnie Create, l’Institut Great Place to work a tenu, vendredi dernier, un Executive Forum au cours duquel le premier palmarès des entreprises locales où il fait bon travailler a été dévoilé. Deux entreprises se sont démarquées parmi les 28 entreprises mauriciennes qui se sont prêtées à cet exercice d’évaluation distinguant les organisations où le climat de travail est apprécié par les employés. Il s’agit du groupe Lux au premier rang suivi du groupe Attitude, tous deux dans le secteur de l’hôtellerie. Une coïncidence, selon Pierre Fournier, représentant de Great Place to Work, qui note que “la majorité des Mauriciens sont fiers de leur lieu de travail.” Toutefois, le souhait des employés est davantage de valorisation et d’humanité. Un parcours que les entrepreneurs mauriciens n’auront pas de mal à suivre, selon les observations de Pierre Fournier.
Dans le cadre de cet audit managérial entrepris à Maurice par l’Institut Great Place to Work, quelque 30 000 employés ont été interviewés. “Ce qu’il y a de transversal à Maurice, indépendamment de la taille de l’entreprise ou du secteur d’activité: les gens sont très fiers de leur entreprise. Il y a un sentiment d’appartenance fort”, note Pierre Fournier. Et en cela, les entreprises mauriciennes ont beaucoup sur quoi miser pour leur avenir et l’avenir économique du pays, dit-il. Cependant, relève le représentant de l’Institut Great Place to Work – organisation fondée aux États-Unis depuis 1992 et présente dans 57 pays –, il existe certains axes d’amélioration sur lesquels les managers devraient s’attarder pour optimiser davantage cet esprit d’entreprise.
“Les résultats démontrent, en effet, que les salariés sont déçus des pratiques manageriales, de l’inconstance des managers et de ne pas avoir une vision pour leur avenir, leur employabilité, leur épanouissement en tant qu’individus et non pas en tant que simples salariés”, dit-il. Peu importe le niveau hiérarchique, les gens sont en attente et ont des besoins clairement définis. Et c’est au travers de la valorisation de l’individu que l’entreprise peut avancer, rappelle-t-il.
Une étape qui devrait facilement être traversée par les entreprises mauriciennes qui sont déjà sur une bonne lancée, note Pierre Fournier. Ce que les managers devraient se dire c’est: faisons de Maurice un pays pas simplement où il fait bon vivre, mais où il fait bon travailler. Et cela est tout à fait possible, avance-t-il, rêvant que cet audit conduit auprès d’une trentaine d’entreprises privées puisse aussi s’étendre aux départements gouvernementaux.
En attendant, Maurice s’est déjà hissée au rang du palmarès international avec la labellisation de deux de ses entreprises au palmarès de Best Work Places. Les groupes hôteliers Lux et Attitude se sont démarqués, Lux arrivant au premier rang, suivi d’Attitude. Désormais pionniers dans le domaine, ces deux groupes devraient, pour le directeur de l’Institut Great Place to Work, Patrick Dumoulin, servir d’exemple aux autres entreprises mauriciennes en ce qu’il s’agit de la valorisation des employés.