Rezistans ek Alternativ suggère aux ministres et aux députés de verser 1% de leur salaire dans le Fond National de Pension en signe de solidarité, comme l’ont fait les travailleurs du Port après avoir reçu une augmentation salariale. C’était lors d’une conférence de presse à Moka pour aborder trois thèmes : les Chagos, la drogue et la revision du Double Taxation Avoidance Treaty (DTAT).
Ashok Subron, porte-parole de Rezistans ek Alternativ, souligne que la hausse de salaire des parlementaires reflète l’inégalité salariale à Maurice dans les secteurs  public et privé: “Il faut à tout prix retablir l’équilibre. Il est inconcevable qu’un ministre, un député ou un Chief Executive Officer touche 200 ou 400 fois plus qu’un simple salarié.” Il demande au gouvernement de faire passer à l’Assemblée legislative une nouvelle lois sur la déclaration des avoirs des Parlementaires.
En ce qui concerne la révision de la DTAT, il regrette que le gouvernement ait abondonné le Taxing Right à  l’Inde: “Ils sont tous coupables, que ce soit Rama Sithanen, l’ancien ministre des Finances, l’opposition, Roshi Badhain. Nous avions prédit depuis 1984 que la DTAT était une bombe à retardement. L’élite économique a fait de sorte que notre système offshore ne bénéficie qu’aux gros paltos. C’est de leur faute si  aujourd’hui, l’île Maurice se trouve dans une situation vulnérable. Ils ont légalisé l’évasion fiscale et c’est le peuple qui fera les frais dans les jours qui viennent avec de graves  repercussions sur le plan économique.”
Quant à Ian Jacob, il a souhaité un débat dépassionné au Parlement sur le cannabis  avec des arguments basés sur les données scientiques et non sur le plan ethnique, religieux ou emotionnel. “Nous ne pouvons  permettre aucune dérive ou utiliser des moyens répressifs. Nous devons nous inspirer de l’Uruguay ou du Portugal qui ont trouvé d’autres moyens que la répression.” Il a sévèrement condamné l’attitude et le langage de certains parlementaires lorsqu’ils interviennent dans des débats sur le cannabis, que ce soit sur le plan national ou international. “D’autres font preuve d’arrogance ou font volte-face lorsqu’ils abordent le sujet. Ils ne réalisent pas les conséquences que cela pourrait avoir”, a-t-il fait remarquer.