La Haute commission australienne (HCA) à Maurice a récemment accordé Rs 699 800 au collège Lorette de Curepipe pour la 2e phase de son projet initié sous le programme d’éducation de développement durable. Susan Coles, haute-commissaire australienne à Maurice, indique qu’il s’agit du premier projet financé par la HCA, ajoutant que ce programme s’étendra à Rodrigues, aux Comores, aux Seychelles et à Madagascar.
L’apport financier de la HCA vise à soutenir le collège dans la concrétisation de la 2e phase de son projet de récupération d’eau de pluie, de jardins scolaires et de formations en permaculture, de même que l’achat du matériel d’apprentissage pour assurer la réussite du programme. La formation en permaculture, une discipline qui vise à créer « une production agricole durable, économe en énergie (travail manuel et mécanique, carburant) et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques, tout en laissant à la nature “sauvage” le plus de place possible », touche à la fois le personnel enseignant et non enseignant ainsi que les élèves et leurs mentors.
Lors de son intervention, Susan Coles a rappelé qu’il s’agit du Global Action Programme on Education for Sustainable Development, de l’Unesco. « L’Australie étant une île, comme Maurice, elle connaît les conséquences du changement climatique et la nécessité de protéger l’environnement à travers un programme de développement durable. D’où sa décision de soutenir ce projet », a souligné Mme Coles. De plus, elle poursuit que l’Australie tient à coeur l’autonomisation des femmes et des jeunes filles « that is why I am all the more pleased to be launching this project in a Girl’s school ».
Susan Coles a loué l’engagement des élèves du collège. Elle a évoqué le fait que certaines voudraient entamer des études dans le secteur environnemental en Australie. Selon elle, 2 000 Mauriciens étudient actuellement dans ce pays. L’Australie compte également une population d’ascendance mauricienne de 30 000 personnes. Pour ceux qui souhaitent rester à Maurice, elle affirme que certaines institutions offrent des cours localement en collaboration avec des universités australiennes.
Elle souhaite que cette collaboration avec le collège s’étende avec la possibilité d’organiser la campagne « Clean up the World » d’Australie, avec la collaboration de l’Australian Alumni Association en 2016.