Australia's Whitsunday Islands - © Sarah Lai - AFP

Les professionnels du tourisme australien souhaitent la mise en place de patrouilles aériennes au-dessus de l’archipel des îles Whitsundays afin d’endiguer une baisse de fréquentation au lendemain d’attaques de requins près de la Grande Barrière de corail.

Mardi, un Anglais de 28 ans a eu le pied droit arraché par un requin qui a blessé un second nageur de 22 ans alors qu’ils jouaient dans l’eau à Hook Passage, un site de snorkeling prisé.

Les Whitsundays, un archipel très fréquenté par les touristes étrangers et australiens car relativement sûr pour la baignade, sont depuis un an le théâtre d’attaques de requins.

Une fille de 12 ans a perdu une jambe alors qu’un homme avait succombé à ses blessures quelques mois plus tôt.

La PDG de Tourism Whitsundays, Tash Wheeler, a affirmé que la fréquentation touristique a chuté l’an dernier, notamment en raison de ces attaques.

« Si on étudie les 12 derniers mois, je peux vous dire que cela a eu un impact sur notre industrie en termes de visites », a-t-elle déclaré à la presse.

La région a accueilli 226.000 touristes entre mars 2018 et mars 2019, soit une baisse de fréquentation de 6%, selon les derniers chiffres disponibles.

Mme Wheeler affirme que les voyagistes souhaitent une aide du gouvernement afin de financer de manière « provisoire » des patrouilles aériennes au-dessus des Whitsundays.

Parallèlement, des recherches de requins se trouvant dans cette région sont entreprises.

Ces attaques surviennent un mois après que le gouvernement de l’Etat du Queensland a été contraint, par une décision judiciaire, de retirer des dizaines de pièges à requins qui avaient été installés sur ses plages très prisées des baigneurs.

Dans son jugement, la cour fédérale a estimé que les requins trouvés vivants au niveau des pièges installés dans le parc marin de la grande barrière de corail devaient être relâchés.

Après l’attaque de mardi, le gouvernement du Queensland a annoncé qu’il allait installer 32 nouveaux pièges en dehors de la zone protégée.

L’organisation Humane Society International, à l’origine de cette action en justice, conteste le fait que cette récente attaque soit liée au démantèlement de ces pratiques « dépassées » de contrôle des requins.

Rapportées à la fréquentation des plages australiennes, qui accueillent chaque année des dizaines de millions de personnes, les attaques de requins demeurent très rares puisque le zoo Taronga de Sydney en a dénombré 27 en 2018.