Le ministre des Arts et de la Culture Mookhesswur Choonee a loué le projet littéraire et artistique proposé par la Craft Academy sous son empowerment programme et qui a mené à la publication d’un ouvrage de six jeunes ayant suivi la formation. Le lancement du livre Nou risses a eu lieu jeudi au Centre culturel Nelson Mandela à La Tour Koenig. M. Choonee a aussi souhaité une collaboration accrue dans le domaine des arts et de la culture avec l’Afrique du Sud, représenté par son haut commissaire Mme Nomvuyo N. Nokwe.
Nou rises, fruit d’un travail assidu de huit mois, s’inscrit dans le cadre du programme empowerment de la Craft Academy dirigé par les professeurs d’art Colette Bernon et Alexendra Arlapen. Ce programme « a donné à ces jeunes un lieu où ils ont pu s’exprimer librement, un environnement positif où les valeurs telles que le respect, l’amitié et la compassion sont encouragés ». Pour ce projet littéraire et artistique, les 20 jeunes ayant suivi les ateliers étaient encadrés de l’artiste Ilse Mikula et de l’écrivain Barlen Pyamootoo. Parmi, six ont complété le programme.
Le projet a bénéficié du soutien de nombreux bénévoles, dont la Bourse de Maurice sous son programme d’action sociale et de la Bartel Arts Trust d’Afrique du Sud. Une première collaboration appelée à se poursuivre, selon Max Mikula de la Bartel Arts Trust.
Lors de son intervention, le ministre des Arts et de la Culture devait saluer le travail conjoint effectué par ces institutions locales et étrangères dans le cadre de la réalisation de ce projet social. Il devait même concéder « ne pas être au courant de cette effusion ». Tout en soulignant la collaboration fructueuse entre l’Afrique du Sud et Maurice, il a souhaité une collaboration plus étendue dans le domaine culturel et artistique. Ce à quoi Mme Nomvuyo N. Nokwe a acquiescé.
Mookhesswur Choonee a dans le même élan affirmé : « We need the support of all friendly countries. » Il note que les instigateurs de ce projet travaillent dans le sens d’une société intégrée. « Où seraient ces jeunes sans de tels projets qui leur redonnent leur dignité ? Maurice a besoin des créatifs comme eux et nous devons les soutenir. Personne ne doit se sentir exclu de la société », a-t-il affirmé en insistant que le pays appartient à tout le monde. « We are all Mauritians alike and we can go further … Mauritius belong to Africa, we are all Africans. »
Darmanand Virahsawmy, Senior Manager de la Stock Exchange of Mauritius (SEM), souligne que l’objectif du projet Learn-to-earn de la Craft Academy que soutien financièrement la Bourse de Maurice, a pour but d’« encourager le développement des enfants défavorisés de 16 à 20 ans, de la région de Poste-de-Flacq et de Belle-Mare qui ont quitté l’école très jeune et qui sont sans emploi ».
Ce projet, poursuit-il, lancé en avril 2010 s’est étendu sur une période de deux ans et demi. Durant ces formations, les jeunes ont eu l’occasion de « développer leurs aptitudes et de démontrer leur créativité dans le domaine de l’artisanat ». Il rappelle qu’il y a eu une exposition de leurs travaux à la clôture de la formation en novembre dernier. Parmi ceux qui ont soutenu et visité le projet, il cite la reine mère de Swaziland. Selon lui, elle a exprimé le souhait de reproduire le projet dans son pays.
Nou risses est en vente à Rs 500 au Centre Nelson Mandela à La Tour Koenig et sera bientôt disponible dans les librairies et grandes surfaces.