Des fissures longues d’une vingtaine de mètres ont été décelées hier matin sur la voie descendante de l’autoroute Terre Rouge-Verdun au lieu dit Boulingrin en amont de Valton.
Dès la découverte de ces préoccupantes lignes fracturées sur la route, les officiers du ministère des Infrastructures publiques ont été alertés. Le ministre de tutelle Nando Bodha, les membres de la Road Development Authority, des représentants de la firme Colas, qui a réalisé les travaux, de même que des membres de la Road Traffic Unit ont été dépêchés sur place pour une première évaluation de la situation. Les autorités ont pris la décision de fermer deux des trois voies de l’autoroute entre Ripailles et Valton en direction de Terre Rouge ; désormais la circulation se fait sur une voie unique sous le monitoring permanent de la police.
Ces fissures ont été constatées de visu sur une longueur d’une vingtaine de mètres en biais de la route. De même, l’espacement entre les blocs de béton encadrant la route est plus important, soit de quelques millimètres. Un léger dénivellement de la même ampleur est visible de part et d’autre de la fissure, ce qui constitue clairement un léger affaissement de la structure sous-jacente. Les autorités ont colmaté ces fissures avec un enduit imperméable, ressemblant à du goudron, pour prévenir toute infiltration d’eau à partir de la surface. Une telle occurrence avec les pluies diluviennes qui s’abattent sur la région depuis le début de l’année pourrait être un facteur déclencheur de dégâts plus importants au niveau des soubassements de la route et entraîner par là même un glissement de terrain. D’autres fissures nettement moins marquées sont également décelables.
Le ministre des Infrastructures publiques Nando Bodha, qui s’est rendu sur place hier matin, a expliqué qu’un « monitoring » serré de la situation était en cours et qu’une batterie de tests sera effectuée pour déterminer si les fissures se prolongent. Les officiers des différents corps concernés par cette affaire étaient d’ailleurs sur les lieux ce matin pour vérifier dans les faits si la situation s’est aggravée ou non.