La mairie de Port-Louis et la police ne comptent pas faire exception au sujet de la présence des marchands saisonniers aux abords des mosquées durant la période du Ramadan. Tout comme les marchands de rue, ces derniers ne seront pas autorisés à vendre leurs produits, essentiellement de la nourriture et des gâteaux, près de ces lieux de culte. Toujours dans le cadre de « l’opération nettoyage » de la capitale, la police mènera par ailleurs plusieurs opérations “crack-down” à l’encontre des propriétaires de magasins exposant leurs produits sur la voie publique tandis que les allées du marché de Port-Louis, elles, ont été libérées de toutes obstructions.
Le jeûne musulman débute le mois prochain et, du côté du ministère des Collectivités Locales, l’on ne compte pas autoriser les marchands saisonniers à opérer près des mosquées, indique une source au ministère. Ces derniers sont présents en général surtout entre 15h et 18h et vendent des naans, samoussas, gâteaux piment, katless, tikaa, barfi et autres gulab jamun, entre autres. Même pour la période de Ramadan, les autorités ne comptent pas se montrer flexibles en n’autorisant aucun marchand à obstruer la voie publique et à faire fi des lois concernant les infrastructures. « Il n’est pas question d’obstruer la voie publique. Les structures, tricycles et tentes ne seront pas autorisés. La loi sera appliquée », fait comprendre notre source au ministère.
Des discussions, indique-t-on, ont été enclenchées au niveau des associations religieuses pour faire provision d’espaces dédiés aux alentours des mosquées, comme des emplacements de parking, afin de permettre aux marchands saisonniers d’opérer. Cette décision fait suite à l’ensemble des mesures prises et mises en pratique depuis avril pour décourager le commerce illégal, la majeure partie consistant à déloger les marchands ambulants des rues de Port-Louis et de les recaser dans deux sites dédiés à la gare de l’Immigration et sur la Place Decaen. Après la première phase accomplie le 18 avril dernier, les autorités se sont attaquées à la deuxième phase du plan visant à « nettoyer la ville » de Port-Louis en ciblant les propriétaires de magasins exposant leurs produits sur la voie publique, ou encore qui ont pour habitude d’installer des boîtes, des tables et des tabourets sur le trottoir. Des “notices” ont déjà été servies aux propriétaires de magasins exposant leurs produits sur la voie publique et qui ne respectent pas les règlements. Les autorités sévissent également contre les “late night hawkers” de la capitale avec une opération “crack-down”, qui a déjà commencé rue Desforges, qui sert essentiellement de base d’opération aux marchands de nourriture.
Il nous revient également qu’à compter du 1er juin, la police compte mener, avec la collaboration de l’inspectorat de la municipalité, une opération “crack-down” dans la capitale contre les commerçants et propriétaires de magasins pour enlever les structures qui ont été érigées illégalement. « Dans certains cas, il y a même des magasins qui ont fait souder des barres de fer avec des “mains courantes” en vue d’y accrocher leurs articles. Ces structures seront sciées », explique notre source. Un communiqué de la municipalité de Port-Louis a été émis dans ce sens.
Les autorités se sont par la suite concentrées sur le marché de Port-Louis, où une campagne de sensibilisation a été menée auprès des maraîchers pour leur faire comprendre qu’ils devraient opérer selon les paramètres de leurs étals alloués, et ne pas ainsi placer leurs boîtes et paniers dans les allées centrales, ayant pour effet de restreindre l’espace de circulation du public. En début de semaine, la police et la mairie ont effectué une descente des lieux. Du coup, depuis, l’accès au marché est beaucoup plus fluide, à la grande satisfaction de nombreux clients du marché central.