Pourquoi le Bonhomme sort de ses gonds à chaque fois qu’on prend de ses nouvelles. Qu’on cherche à savoir comment s’est passé son séjour hors du pays. Pas la peine de prendre la mouche… voyons. Ce ne sont que des petites questionnettes de routine dont les réponses agrémenteront (ou pas) un article de presse. S’en prendre au malheureux ou la malheureuse qui a eu l’outrecuidance de formuler la question (a priori anodine) pourrait à la longue paraître suspect. On se demanderait pourquoi ça l’emmerde tant qu’on prenne de ses nouvelles ? Ça ne coûte pas grand-chose de dire : Oui, j’ai fait bon voyage et je vais bien. Merci.
Ces civilités ne semblaient pas à l’ordre du jour. Fulminer ne sert à rien, sinon à aiguiser la curiosité. Si vous le croissez ce samedi (pour la présentation de ce qui sera peut-être le second miracle économique), surtout évitez de lui demander comment ça va… et tout ira bien. Pas forcément dans le meilleur des mondes. Mais pas la peine d’en remettre une couche sur notre télévision gouvernementale ; la BBC à la mauricienne est un miracle à laquelle plus personne ne croit. Pendant que j’y pense, combien d’appels à candidature ont été lancés et combien de nominations ont été effectuées jusqu’ici ? Une promesse électorale est une promesse électorale. Et n’engagent que ceux qui y croient. N’est-ce pas ?
Continuons sur la même lancée. J’ai lu dans un journal que Paul se soucierait de l’avenir du parti mauve. Pendant que ses poulains Pradeep et Ajay lorgnent la succession (depuis qu’Ivan et Alan sont allés fonder chacun son parti), le kamarad lider semble ne pas vouloir trancher la poire en deux. Serait-ce pour ne pas heurter, et l’un et l’autre, que le moustachu se serait peut-être tourné vers une de ses deux filles ? Il est trop tôt pour se prononcer. Attendons.
La progéniture des politiciens jouit souvent d’un certain public. Grands espoirs sont fondés sur eux mais rares sont ceux qui parviennent à égaler ou à surpasser leur géniteur. Spécial dédicace à tous les fils de… Ce n’est certes pas tous les jours évident de porter le patronyme de son paternel lorsque celui-ci est un personnage public. Faut pouvoir l’assumer et s’en montrer digne. Je devrais peut-être les interroger à ce propos… un de ces quatre matins. J’entends ceux qui capitalisent uniquement sur leur nom et qui doivent faire leurs preuves.