Rezistans ek Alternativ (ReA) continue sur sa lancée pour la sauvegarde des wetlandsà Maurice. Lors d’une conférence de presse samedi à Moka, le mouvement dit avoir soumis une lettre ainsi qu’un rapport au ministère de l’Environnement contestant un autre projet hôtelier aux Salines, à Rivière-Noire, par Stella Di Mare Mauritius Ltd. Un projet que le parti juge de trop. « À Maurice, au prix d’un développement rapide, les autorités mettent à risque les trésors naturels du pays, notamment les wetlands », avance Kugan Parapen, membre de ReA. Dans le cadre de la journée mondiale des wetlands, le parti organise un rassemblement aux Salines de Rivière-Noire le 3 février à partir de midi.

Une occasion pour faire découvrir cette partie de l’île, mais aussi pour sensibiliser la population à l’importance des zones humides, essentiels pour la captation des eaux de pluie, entre autres. « Les inondations que le pays a récemment connues, notamment à Cottage et à Tamarin, ne sont pas fortuites. D’ailleurs, cela ne fait qu’une dizaine d’années depuis que nous connaissons de telles catastrophes », dit-il.

« Tout cela est dû à l’action humaine, à un mauvais planning. Il y a un problème au niveau de la politique d’urbanisation du pays », renchérit Kugan Parapen. Dans cette même optique, ReA a soumis une lettre ainsi qu’un rapport, commandité par un expert sud-africain sur le site, au ministère de l’Environnement afi n de contester le projet hôtelier de Stella Di Mare Mauritius Ltd. Un projet sur le site même des Salines et qui consiste en la construction d’un hôtel 5 étoiles de 233 chambres.

« Un énième écocide », selon le parti, qui soutient que si l’État ne parvient pas à protéger ces zones extrêmement sensibles, qu’adviendra-t-il des 200 autres wetlands à travers le pays. Des décisions qui risquent d’être lourdes de conséquences si les autorités ne se réveillent pas à temps. Dans le deuxième volet des discussions, Veena Dholahn autre membre de ReA s’est appesantie sur les conditions de vie des travailleurs étrangers.

Dénonçant vertement l’opération manu militari de track down menée par les officiers de police mauriciens pour arrêter les travailleurs dits « irréguliers », cette dernière avance que l’ère esclavagiste est déjà passée et qu’il est grand temps que Maurice signe la convention internationale pour la protection des travailleurs migrants et leur famille. Le parti dénonce par ailleurs la politique de deux poids deux mesures pour les travailleurs étrangers dans le top management et ceux travaillant dans les usines et autres.