L’avarie de moteurs du navire Wisdom a finalement fait plus de peur que de mal. A l’annonce qu’un navire battant pavillon libérien dérivait, jeudi, au large de Palmar, avec à son bord 335 tonnes de fioul, les autorités mauriciennes ont craint un renouvellement du « stress » causé par l’épisode d’Angel 1 à Poudre d’Or en août 2011.
Dès l’alerte donnée que le Wisdom, faisant la liaison Durban-Malaisie, était en panne et menançait de s’échouer sur les récifs à Palmar, les autorités ont  réagi promptement. Une équipe de la National Coast Guard (NCG) et le Coral Sea Foss, remorqueur de la Mauritius Ports Authority (MPA), s’étaient mis en route.
Entretemps, la cellule de crise composée des représentants de Bureau du PM, d’officiers de l’Environnement, d’élements de la NCG et de limiers de la Special Mobile Force (SMF) avait été instituée d’urgence pour répondre à la problématique de cette dangereuse dérive.
Les mesures contenues dans la National Oil Spill Contigency Plan pour parer à toute catastrophe écologique provoquée par les carburants ont été suivies à la lettre. Des dispositions ont même été prises pour que des barrages de rétention d’hydrocarbure soient placés afin d’éviter tout risque de marée noire.
Finalement, après plusieurs heures et tentatives pour détecter l’origine de la panne, l’équipage turc a finalement pu réparer le moteur, en début de soirée vendredi.
Après les vérifications d’usage, le Wisdom a été autorisé à reprendre sa traversée. Et les autorités locales ont pu pousser un ouf de soulagement!