Une médaille d’or et une de bronze : le bilan est meilleur que celui que la dernière édition, avec rien que la médaille de bronze décrochée par Fabrice Bauluck. Une performance attendue selon l’entraîneur national, Judex Jeannot, qui demeure convaincu que Bryan Jameer et Boris Brissonnette, éliminés en huitièmes de finale, ne pouvaient aspirer à mieux. Par contre, il soutient que Jessica Jocelyn, avec plus d’envie et d’application, aurait pu se retrouver sur le podium.
Certes, la consécration de Fabrice Bauluck est venue concrétiser son voeu exprimé depuis le début de cette année. « J’ai clamé haut et fort et pendant des mois que Fabrice serait champion du monde cette année. Nous avons vu le vrai Fabrice dans cette compétition, soit celui qui a su remonter sept points face au Kazakh en quarts de finale et qui a cru jusqu’au bout en demi-finales face à l’Azéri. C’est pourquoi j’avais déclaré qu’il fallait être vraiment très fort pour le battre en finale. » Pour l’entraîneur national, cette deuxième consécration mondiale vient récompenser les efforts d’un tireur qui a su apporter les réajustements nécessaires afin d’évacuer les déchets démontrés lors de ses précédentes sorties.
Concernant la prestation de James Agathe, Judex Jeannot souligne que son adversaire, à savoir le Croate Nicola Stosic, n’a pas volé sa victoire. « Il a évolué de façon plus intelligente et on sentait qu’il avait bien étudié la boxe de James depuis leur dernière confrontation. Par contre, ce dernier a connu une préparation trop hachée, alors qu’il lui fallait viser comme unique objectif les championnats du monde. Il lui a donc manqué la qualité voulue pour faire la différence. » Reste qu’une meilleure prestation de Jessica Jocelyn était attendue de sa part. « C’est une tireuse qui fait montre de beaucoup de qualités à l’entraînement, mais qui perd ses moyens sur le ring. Avec des efforts supplémentaires, elle n’aurait pas créé des doutes chez les juges. »
Pour ce qui est de la performance de Bryan Jameer et de Boris Brissonnette, l’entraîneur national souligne qu’ils avaient affaire à trop forte partie. « Lors de sa confrontation face au n°1 de sa catégorie, nous avons pu mesurer l’écart qui sépare Bryan de son adversaire. Même s’il a fait montre de bravoure, la différence de classe était trop évidente. Au bout du compte, chacun était à sa place dans cette compétition. »
Ce qui le pousse donc à penser que le niveau de ces championnats du monde ne pourra qu’être en hausse au fil des éditions. « Il faudra se bagarrer, faire montre d’expérience et de métier », avance-t-il. Autant de qualités auxquelles Fabrice Bauluck a su faire preuve pour donner de nouveau l’exemple.