Depuis quelques mois, une nouvelle activité est venue se greffer sur les nombreuses autres qu’offre déjà le musée de L’Aventure du Sucre de Beau-Plan : le quad.
Débutants ou passionnés d’aventures et de sensations fortes trouveront leur bonheur… Contrairement aux balades en quad en montagne, celle-ci se révélera relativement simple puisque le parcours est plat. Cependant, il faut un minimum de coordination et de force dans les bras pour bien diriger le véhicule même si les nouveaux sont plus faciles à manier, laisse entendre le moniteur Kersley Rambhoro.
Casque enfilé, tout le monde semble prêt. Avant le démarrage dans l’aire de stationnement de l’Aventure du sucre, briefing du moniteur : « Le port du casque est important. Le déplacement se fait en file indienne et il faut maintenir une distance minimale entre les deux véhicules pour permettre un temps de freinage. » Petite démonstration pour une bonne prise en main de la machine, en particulier dans les tournants ou lorsque l’on croise un camion dans les champs. « Pour tourner à droite, il faut tirer sur le côté droit du guidon tout en poussant sur le côté gauche, et pour aller vers la gauche, répétez le mouvement dans le sens inverse ». M. Rambhoro précise : « Faites attention à ne pas freiner et accélérer en même temps ». Un risque apparent puisque les manettes pour ces deux manoeuvres se situent sur le guidon même.
Le passager prend place sur le siège arrière du quad avant que le pilote ne s’installe à l’avant. Les nouvelles machines sont confortables. Il démarre. Malgré les consignes du briefing pour réussir une manoeuvre lente, un sursaut du véhicule pousse le pilote à freiner. Grand éclat de rire du passager, frayeur du pilote, qui ne perd pas pour autant un iota de sa concentration. Il recommence et réussit ce deuxième démarrage, mais avance trop vite pour changer de direction. Il s’arrête une nouvelle fois. Le moniteur revient vers lui, le guide pour manoeuvrer. Les quads quittent enfin l’aire de stationnement de l’Aventure du sucre en file indienne pour une virée de 45 minutes à une heure dans les champs de canne de Beau-Plan.
La balade longe une zone résidentielle, des maisons de la propriété sucrière et laisse admirer une grande cour qui arbore fièrement un verger. Le sentier mène ensuite à ce qui semble être un ancien camp sucrier qui a laissé la place à de nouvelles maisons. Des poules et des coqs s’y promènent librement. La vie semble paisible. Au bout de quelques minutes, on arrive au beau milieu des champs de cannes. Un tout autre monde s’ouvre à nous. Les odeurs multiples affluent… entre celles de l’élevage des volailles, de la terre sèche sous le soleil ardent en ce début d’après-midi, et celles des engrais organiques — écume, vinasse de mélasse – ou chimiques, des souvenirs refont surface pour ceux qui, jadis, étaient familiers des sucreries.
De magnifiques vues s’offrent aux promeneurs, telle la chaîne de montagnes de Port-Louis, avec Le Pouce et le Pieter Both pour ne citer que les plus dominantes. L’on découvre la canne à sucre à différents stades de sa maturité. « Vous pouvez constater celles qui sont prêtes à être coupées et de nouvelles pousses », souligne le moniteur. On se retrouve ensuite devant le centre équestre de La Louisia. « On ne s’y attardera pas parce que le moteur fait trop de bruit », devait prévenir Kersley Rambhoro avant de partir. Toutefois, le tournant contraint le pilote à ralentir. Il tourne précautionneusement de peur de quitter le sentier principal et que l’engin se renverse, avant de poursuivre sa route. Le passage derrière le stade Anjalay Coopen, ensuite, longeant l’usine sucrière de Terra et la vue des autobus sur la route bitumée confèrent au promeneur une certaine émotion car il découvre autrement ces lieux qu’il connaît pour les avoir traversés en empruntant la voie publique.
À différentes heures de la journée et selon le temps, les couleurs des paysages changent. Si la balade est agréable par temps ensoleillé, des lunettes sont recommandées pour se protéger contre la poussière qui s’élève au passage de gros camions ou lorsqu’est entamée la dernière ligne droite à la vitesse de 35 km/h pour rejoindre allègrement le musée de l’Aventure du sucre.
Certains préfèrent le soleil, d’autres le temps couvert et pourquoi pas pluvieux. « C’est l’occasion de patauger dans la boue, ce qui rend l’activité encore plus fun », souligne Kersley Rambhoro.
L’Aventure du sucre, en collaboration avec TerrOcean, propose quatre sorties quotidiennes en quad : 9h30, 11h15, 13h30 et 15h. Le prix est de Rs 1000 pour le simple, et Rs 1500 pour le double. Renseignements et réservations au 243 79 00.