La tour de la Mauritius Telecom à Port-Louis est son dernier building en date. Alain Robert, grimpeur urbain solo et conférencier de renommée internationale, a escaladé, la semaine dernière, le bâtiment de la compagnie de téléphonie mobile dans le cadre du lancement de la 4G. Rencontré au lendemain de son escalade, l’aventurier de l’extrême nous reçoit, très détendu, souriant et plein de gentillesse. Il nous raconte son parcours, comment il a de nombreuses fois flirté avec la mort et vaincu la peur du vide grâce à sa grande détermination.
Surnommé « l’homme araignée », Alain Robert a gravi les plus hautes tours de la planète. La Burj Khalifa, qui culmine à 828 m (soit 200 étages) est à ce jour le plus haut sommet atteint par le grimpeur français. La plupart de ses prouesses lui sont proposées par des entreprises. Comme c’est le cas à Maurice, la semaine dernière, pour le lancement de la 4G par l’opérateur de téléphonie mobile, Orange. «L’idée de lancer la 4G qui est dans l’extrême lui correspondait bien», nous dit l’organisateur Jean-Michel Bou de la Meschaussée. Celui-ci est directeur d’E-Max Production, une boîte spécialisée dans la communication basée sur les films et sports extrêmes (film aérien, animalier, reportage et publicité).
Escalader la Mauritius Telecom Tour est comme grimper une colline pour un alpiniste qui a gravi le Mont Everest. L’idée n’est donc pas de réaliser un nouvel exploit, mais plutôt de faire la promotion de la 4G, toute dernière technologie en matière de très haut débit mobile pour les smartphones, ordinateurs portables et tablettes. L’escalade a rassemblé beaucoup de personnes au pied du bâtiment. La circulation était bloquée tout autour afin de permettre à un grand nombre d’assister à ce spectacle.
Pour Alain Robert, les villes sont comme des chaînes de montagnes. Ce cinquantenaire enchaîne immeuble sur immeuble et peut grimper tout ce qui semble impossible. A son palmarès figurent notamment la tour Taipei 101 de Taïwan (508 m soit 101 étages), les Twin Towers Petronas de Kuala Lumpur (452 m), la Sears tower de Chicago (442 m), la tour Jin Mao de Shanghaï (421 m) et la Tour Montparnasse à Paris (209 m). «J’escalade des immeubles et gratte-ciel tous les 15 jours, les sponsors me proposant des destinations», dit le grimpeur de gratte-ciel.
Alain Robert est à sa deuxième visite à Maurice — le premier séjour était d’ordre privé. Installé confortablement dans un fauteuil de l’hôtel Labourdonnais à Port-Louis, il commande un Tiramisu et du champagne. «Je fais gaffe à ce que je mange en période d’escalade. Généralement, j’évite les graisses, les sucres, l’alcool. Aujourd’hui je bois du champagne, parce que hier j’ai escaladé. Je reprends une alimentation normale après l’escalade. J’ai une alimentation assez saine où je privilégie le poisson, les protéines qu’on retrouve dans le soja», dit-il.
Le « Spiderman français » est arrivé jeudi dernier à 6h du matin pour escalader la tour de Mauritius Telecom à 12h le même jour. Il venait de l’Indonésie en passant par la France avant d’atterir à Maurice. Durant plus de trente ans, sa vie est faite d’escalades et de voyages. «Ce que j’aime, c’est ce mode de vie fait de voyages et de découvertes», dit-il.