Lundi dernier des milliers de parents d’élèves expriment leur colère dans les médias contre le ministre de l’Éducation. Ils sont précisément furieux contre la décision du ministre. La veille, le pays a été frappé par des averses . Et le lendemain, jour d’école, la situation n’avait pas évolué. Très tôt le matin, alors que tous les enfants et collégiens s’apprêtaient à quitter leur domicile, malgré le temps, pour se rendre à l’école, le ministre Bunwaree, qui intervient sur les ondes des radios, demande aux parents de décider eux-mêmes s’ils voulaient envoyer leurs enfants à l’école ou pas avant de leur conseiller de les garder à la maison.
Contrairement au 13 février dernier, le pays n’est pas en alerte de fortes pluies. En d’autres mots, si les parents décident d’envoyer leurs enfants à l’école en dépit des averses et des risques d’inondations, ils auront à assumer toute responsabilité en cas de problèmes. Mais, ce matin-là, tous n’ont pas écouté la radio ! La preuve, ce jour-là, les chiffres qui sont parvenus au ministère de l’Éducation indiquent que moins de 5% des écoliers et 10% des collégiens se sont présentés en classe.
Pour les parents en colère, c’est l’annonce tardive du ministre qui les a mis dans une situation de panique. Ils n’avaient pas organisé la surveillance de leurs enfants. Mais, pour des instituteurs interrogés, le ministre a eu raison de s’en remettre aux parents ce matin-là. « C’était la meilleure décision qu’il ait pu prendre. C’est la météo qui est à blâmer ! » déclare Vinod Seegum, président du syndicat des enseignants du primaire. Si le service météorologique n’est pas en mesure de faire des prévisions et n’est pas équipé comme il se doit, Vasant Bunwaree ne peut être reproché pour cela, laisse-t-il entendre. Jagarnaden Sunnassee, président du syndicat des maîtres d’écoles, abonde dans le même sens.