Avi Nardia, ancien instructeur au sein de la section antiterroriste de l’armée israélienne et qui a donné ses lettres de noblesse au kapap, un art martial, était à Maurice à l’initiative de Bruneau Laurette pour prendre en charge un camp d’entraînement consacré à cette discipline. Quelques privilégiés mauriciens et étrangers ont eu la chance de suivre une formation de ce personnage atypique très respecté. Rencontre.
Si vous êtes passés par la plage de Tamarin entre le jeudi 30 octobre et le dimanche 2 novembre, vous avez sûrement remarqué les sessions d’entraînement animées par ce personnage atypique qu’est Avi Nardia. Une quinzaine de passionnés d’arts martiaux et quelques curieux ont choisi de profiter du passage de l’instructeur qui a dirigé quatre jours d’entraînement.
La réputation de l’instructeur israélien l’a précédé. Quelques participants ont effectué des milliers de kilomètres pour pouvoir voir le maître à l’oeuvre et apprendre de lui. Étaient ainsi de la partie : deux Sud-Africains, un Indien et une Tchèque, une des deux seules femmes à s’être inscrites pour le camp d’entraînement.
Petit de taille, Avi Nardia, la cinquantaine, ne donne pas l’impression d’être un dur à cuir. Au premier abord, on ne peut imaginer l’homme qu’il est. Mais dès qu’il se met en position de combat – ou plutôt d’autodéfense, comme il préfère dire – , on est vite époustouflé par ses capacités. Avec une étonnante impression de facilité, il explique à ses élèves comment ramener un adversaire au sol, en deux temps trois mouvements. Un élève se retrouve au sol, sans vraiment savoir comment.