Le secrétaire permanent au ministère de la Jeunesse et des Sports, Dev Phokeer, affirme que « le MJS est là pour encourager l’arrivée de nouvelles fédérations dans le respect des règles. » Il a réagi à la suite de la récente rencontre que le Français Michel Doutre, délégué de la Fédération internationale des sociétés d’aviron (FISA) et responsable de développement de l’aviron sur le continent, a eue samedi avec le ministre Devanand Ritoo au NPF Building à Rose-Hill.
« Le Comité international olympique (CIO) nous a demandé de le recevoir, ce après que le MJS a demandé en 2013 aux fédérations internationales de suspendre les fédérations mauriciennes pas reconnues par le MJS », explique-t-il. Le Français était arrivé à Maurice jeudi dernier et est reparti dimanche.
Invité à réagir en début de semaine sur le but de cette visite, le secrétaire permanent, étant pris le même jour dans une réunion, n’a pu le faire que mardi après-midi. Il affirme que « suite à notre demande de suspension envers les fédérations mauriciennes, tout le monde a réagi, y compris le Comité olympique mauricien et les fédérations internationales. Les fédérations nationales ont ainsi fait une application de reconnaissance auprès du MJS. Valeur du jour, nous avons obtenu une demande en ce sens des cinq fédérations nationales qui, jusqu’ici, étaient un peu dans l’ombre (Ndlr : escrime, canoë-kayak, pentathlon moderne, hockey et aviron). Avec l’arrivée des délégués des fédérations internationales, nous commençons à voir plus clair. » L’Allemand Gordon Rapp de la Fédération internationale d’escrime et le Kenyan Seifudin Patwa de la Fédération internationale de canoë-kayak avaient précédé Michel Doutre en décembre.
Le PS confie que « le CIO voulait que l’opinion de l’émissaire soit considérée de façon décisive. Mais nous avons dit qu’il existait un cadre légal pour la promotion du sport. Parmi les critères à respecter, il y a celui qui demande aux fédérations nationales de faire acte de reconnaissance. »
Selon Dev Phokeer, la nouvelle loi cadre prévoit aussi des dérogations pour des fédérations nationales afin de faciliter leur intégration. « Certaines fédérations nationales existant dans l’anonymat ont pu néanmoins avoir débuté leurs activités depuis quelques années. Pour l’aviron, je confirme que cette fédération n’organisait pas d’activités au niveau national. Nous apprécions donc l’intérêt de la Fédération internationale des sociétés d’aviron de faire un don d’équipements (Rs 750 000) à la Fédération mauricienne d’aviron en vue de lancer ce sport. Nous sommes là pour encourager l’arrivée de nouvelles fédérations dans le respect des règles. »
Ces nouvelles fédérations peuvent aussi ramener des médailles, est-il d’avis, en citant l’exemple « d’un élément d’origine mauricienne pratiquant l’aviron à un bon niveau en Afrique du Sud. » « Il y aussi le cas d’un escrimeur expatrié détenant un bon niveau. Ce sont des fédérations nationales qu’il faut promouvoir. Malheureusement, ayant fait sa demande de reconnaissance sous l’ancienne loi, la FMA devra réitérer sa demande et remplir la nouvelle fiche en termes d’informations qu’on recherche », a-t-il indiqué.