Maya Hanoomanjee considère le projet de loi visant à dépénaliser l’avortement sous conditions comme « une belle avancée pour la femme ». La députée du MSM souhaite toutefois que les Mauriciens ne fassent pas l’amalgame entre la légalisation de l’avortement et la loi qui est proposée pour l’interruption thérapeutique de grossesse dans des cas spécifiques.
Pour avoir occupé le fauteuil de ministre de la Santé de mai 2010 à juillet 2011, Maya Hanoomanjee raconte qu’elle a été témoin de bien de bouleversements et de tragédies dans des familles à la découverte de grossesse non désirée chez des adolescentes à la suite d’agressions sexuelles. « La ministre Sheila Bappoo, qui a été ministre des Droits des enfants, peut confirmer le nombre de cas de jeunes qui sont tombées enceintes après un cas de viol ou d’inceste. Comment faire comprendre à un enfant de 13 ans, qui a été agressée sexuellement par des proches, qu’elle doit garder un foetus ? » a demandé la députée MSM qui accueille favorablement ce projet de loi.
Selon Maya Hanoomanjee, il y a aujourd’hui trop de “unwanted pregnancies” provoqués par des cas d’agressions sexuelles et cette loi apporte des solutions à ce problème. « Si la personne victime de tels actes de violence veut garder l’enfant en raison de ses principes religieux personne ne l’obligera à avorter. At least, give her a choice », affirme la députée. Elle ne souhaite pas que les débats s’étendent à la question de la légalisation de l’avortement puisque le projet de loi, fait-elle remarquer, a trait uniquement à « l’interruption thérapeutique de grossesses dans des cas spécifiques ».