Dans un communiqué émis ce matin, l’évêque de Port-Louis explique que « l’Église respecte le résultat du processus démocratique » et renforcera sa campagne de sensibilisation des Mauriciens sur « leurs devoirs civiques » du respect de la vie humaine. Voici la déclaration de Mgr Maurice Piat :
« L’Église respecte le résultat du processus démocratique même si celui-ci a abouti à la légalisation de l’avortement dans certaines circonstances. Notre respect de la démocratie n’entame pas cependant notre responsabilité civique. Car même si la loi a donné aux femmes le droit d’éliminer une vie humaine déjà commencée en certaines circonstances, je souhaite de tout coeur que cela ne diminue pas notre devoir à tous (y compris aux femmes) de protéger la vie humaine en toute circonstance. Il y a aussi à renforcer la solidarité nécessaire pour que cette protection de la vie humaine soit efficace. En ce qui nous concerne dans l’Église, nous continuerons à promouvoir la conscientisation sur le devoir civique de protéger la vie humaine en toute circonstance, à développer nos réseaux de solidarité pour soutenir les femmes en détresse et à poursuivre en amont le travail d’éducation des jeunes à une sexualité responsable. Cela peut paraître bien dérisoire comparé à la “victoire” et au moment qualifié d’historique où des femmes ont obtenu du parlement le droit d’éliminer la vie humaine en certaines circonstances. Mais, il reste que la petite pierre que représente l’engagement à protéger la vie humaine en toute circonstance, même si elle a été, sinon rejetée du moins écornée, demeurera toujours la pierre d’angle de la construction de toute société. Au-delà de l’écume médiatique du jour, c’est cela que l’histoire retiendra. »