La ministre de l’Égalité des genres et du Développement de l’enfant apprécie la qualité des débats sur ce projet de loi concernant l’avortement dans certains cas au sein de la société civile. Mireille Martin trouve que ces discussions « sont une preuve de la maturité démocratique de Maurice ». À partir de ce qu’elle a entendu de ceux qui sont pour et ceux qui sont contre, il ne peut y avoir « d’opinion unique ».
« Dans un pays où religion et culture sont très importantes cette loi n’a pas été facile à présenter mais elle était nécessaire », estime Mireille Martin qui salue le respect dont ont fait preuve tous ceux ayant participé aux débats de ces derniers jours et qui continuent. « C’est la preuve que la liberté d’expression démocratique à Maurice est très vivante. »
La ministre, qui accueille le projet de loi, déplore le nombre élevé de grossesses non-désirées et qui sont les conséquences des cas de violence et d’inceste. « L’avortement est pratiqué dans des conditions souvent inacceptables qui mettent la vie de la femme en danger. C’est pourquoi je suis en faveur de cette loi. Il s’agit d’une question de salubrité publique et de sauver des femmes victimes de viol et d’abus sexuels », souligne Mireille Martin qui n’est pas d’accord avec ceux qui avancent que l’adoption peut être une alternative à l’avortement. Elle ajoute que les procédures d’adoption sont très longues et des parents cherchant à adopter un enfant ont souvent certaines exigences.