A l’heure où les divergences de points de vue s’enchaînent et se déchaînent pour faire voter un projet de loi, il nous est important d’essayer de donner la parole à la vie…
A seulement quatre semaines, le coeur du foetus bat distinctement et commence à se déplacer dans sa poche. IL VIT !!! Bien qu’il emprunte pour un temps le ventre de sa mère, il a déjà sa propre carte génétique qui diffère de celle-ci. La nature élimine spontanément toute forme de foetus qui, au fil de sa croissance, se révélerait imparfait, ce qui en langage médical s’appelle : « L’avortement spontané ». Certaines anomalies mineures échappent à sa sélection comme par exemple la « trisomie 21 », mais ce pourcentage est minime sur le nombre. Nous sommes tous un jour passés par cette étape pour pouvoir aujourd’hui nous trouver en position d’évoluer et de décider librement en notre monde. Notre espèce, pour se perpétuer, ne peut échapper à ce cycle pour se reproduire.
Or, la Femme de par sa nature, est universellement et prioritairement berceau et source de vie. Lorsqu’elle porte un foetus, elle n’est que le véhicule qui permet la reproduction de l’espèce. L’enfant qu’elle porte est, dès sa conception, un individu distinct de sa personne propre. Ce nouvel individu a droit à la vie et aux soins de la société pour se développer harmonieusement jusqu’à sa maturité. Notre connaissance formelle de notre Futur et de celui d’autrui n’existe pas. Chaque individu doit grandir jusqu’à sa maturité pour se devenir.
Sur cet état de fait, de nombreuses déviations se sont greffées : rupture de règles sociales, viol, inceste, pédophilie et toute forme de causes qui poussent la société à vouloir aujourd’hui voter des lois pour conforter la femme dans le droit de choisir d’éliminer la vie, en occultant les droits du petit être innocent qui a soif de vie.
La question est : n’est-ce pas le rôle de L’État de protéger les plus vulnérables ?
De nos jours la violence est universelle. Les morts se comptent par millions. L’homme a perdu ses repères et c’est la fuite en avant. C’est la course au pouvoir, au matériel, à la jouissance immédiate et illimitée sous toutes ses formes, et ce dans un esprit lapidaire pour le bien-être de la communauté. Les partisans de l’avortement mettent en avant les dégâts de ces dérèglements pour justifier leur position. Est-il crédible de sacrifier la vie d’un être dépendant, vulnérable et innocent en vue de réparer les échecs de la société ? Où est la justice ?
Dans une île Maurice qui se veut exemplaire ne pourrait-on pas innover et chercher d’autres moyens pour soigner les maux ? …
Bien sûr, il y aura toujours des femmes qui choisiront la mort pour leurs enfants même au péril de leur vie, ou des parents qui refuseront d’accueillir leur fille « fautive », ou des pédophiles et des incestueux qui violeront et détruiront des vies ; ils sont responsables de leurs actes et passibles des conséquences punitives de ces actes pénalement ou dans leur chair au même titre que toute forme de criminalité. L’État, la « Mère Patrie », n’a pas pour rôle de conforter le criminel !!!
Toute grossesse en théorie concerne la société dans son ensemble. Le ou les responsables de cette vie n’en sont pas les propriétaires, mais les dépositaires. Cette fonction peut être harmonieuse ou pas selon le contexte de la conception de la vie. S’il n’existe pas d’harmonie, le rôle de l’État et de la société prend la relève en accompagnant la mère jusqu’à la libération du foetus, et prend en charge le petit être jusqu’à sa maturité. Il existe de nombreuses solutions pour la vie : orphelinats, foyers d’accueil, adoptions pour les parents en mal d’enfants, etc.
Choisir de protéger la vie innocente c’est reconnaître humblement que soi-même, quel que soit son statut aujourd’hui, s’est un jour trouvé dans la peau d’un foetus… C’est encore s’arrêter un instant pour méditer et remercier pour sa propre vie et ce qu’elle permet aujourd’hui… Et, si la parole était donnée au foetus, voilà ce qu’il dirait :
PAROLES DE FOETUS
Maman, Maman, tu es mon univers aujourd’hui, merci pour la vie, merci d’être tout pour moi… Mais… que t’arrive t’il maman, tu as mal, tu souffres ? Maman, laisse le présent, il est maussade, capricieux et méchant… Il est jaloux, ne l’écoute pas, il veut détruire notre bonheur. MAMAN ! Je suis là, au chaud, au creux de toi ! De toutes les forces de ma frêle vie, je n’ai que toi à aimer ! Je souffre quand tu souffres et je veux te consoler pour ne plus avoir mal… Maman arrête toi, ferme les yeux, je te parle avec tout mon être bouillonnant de vie pour te consoler… Sèche tes larmes maman, tu n’es plus seule, je t’accompagne où que tu ailles, je me nourris de toi, je ris quand tu ris et je pleure quand tu pleures. Je suis ton petit bout de toi… Unique, tendre et câlin… Quand autour de toi tout s’effondre, moi je suis là, fidèle, constant et aimant. Rassure-toi au creux de toi maman car maintenant nous sommes deux pour la vie. Rien ne nous sépare ; je suis à toi, complice, fidèle et vivant pour toi… Aime moi maman, j’ai besoin de toi… Je grandis vite maman, tu as vu ? Je veux grandir de plus en plus vite pour te serrer dans mes petits bras… Et puis, grandir encore pour avoir le pouvoir de te défendre, te protéger et t’envelopper de ma tendresse ! N’aie plus peur maman, nous avons un ami sincère qui nous accompagne et lutte avec nous : le Temps. Il aplanit les bosses du chemin et brise les obstacles. Tu verras maman, quand je t’accompagnerais, ma petite main dans la tienne, nous serons les plus forts. Je te cueillerais toutes les fleurs de la terre et nos éclats de rires illumineront l’univers. Avec toi je deviendrai le plus intelligent et le plus puissant. Ensemble nous sommes invincibles… Et puis tu sais, lorsque tu seras fatiguée d’avoir trop marché, je te porterais et nous reposerons ensemble, bercés par le chant des oiseaux ; je te puiserai l’eau de la source la plus pure pour te désaltérer, et je te choisirai les mets les plus rares… Écoute-moi maman, MAMAN !!! Non, NON, MAMAN !!!!!!!! Laisse-moi la vie… je t’aime et je t’en supplie… JE VEUX VIVRE… … … …. Au secours, sauvez moi… … ….
Mères Mauriciennes, quelles que soient vos misères du présent, elles sont appelées à disparaître avec le temps. La vie, celle que vous avez reçue et celle que vous portez est un cadeau unique dont nul ne peut aujourd’hui connaître la valeur.
État, si la mère ne veut pas du cadeau, offrez-le nous, car, qui sait, dans nos vieux jours il pourrait être celui qui nous consolera quand tous nous auront abandonnés ….