Le ministre du Travail, Shakeel Mohamed, au ton très sobre hier soir, reconnaît que la tâche du parlementaire n’est pas facile face aux opinions diverses venant de plusieurs milieux qui ont été entendues ces derniers jours sur le projet de loi envisageant de décriminaliser l’avortement dans des cas spécifiques.
« Comment réconcilier les opinions de tous ceux que nous représentons au parlement ? Devrons-nous imposer notre point de vue personnel au moment du vote ? » s’est interrogé Shakeel Mohamed. S’il soutient ce projet de loi, c’est parce qu’il « offre un choix aux personnes » qui se retrouveraient confrontées à l’avenir à un des quatre cas spécifiques pour faire un avortement ou non.
Le ministre dit avoir apprécié les débats que ce projet de loi a générés au sein de la société civile. Selon lui, tous les courants qui se sont exprimés, qu’ils soient pour ou contre, ont tous émis des arguments pertinents et ont parlé selon leurs convictions profondes.
« Lot of persons have expressed their views freely… Certaines personnes sont pour l’avortement mais sous certaines conditions, certaines sont catégoriquement contre, d’autres sont favorables à une partie seulement du projet de loi. Je salue la contribution des dignitaires religieux aux débats. I bow before this example of democracy. Whether we are for or against nobody is wrong today », a déclaré Shakeel Mohamed. Il estime que les députés ont un rôle bien difficile car certains mandants voudraient qu’ils expriment leurs points de vue à ce sujet au parlement.
Le ministre partage l’avis de Paul Bérenger qui a qualifié la loi actuelle d’« archaïque ». « It is because of this archaic law that people are having complications », a dit le député. Selon lui, ce projet de loi ne devrait pas donner lieu à des conflits, les amendements qui y sont proposés laissant, dit-il, la liberté de choix à chaque citoyen. « The law will allow a person to go abortion according to his free will. It will be a personal decision. »