C’est une histoire industrieuse que donne à voir le photographe belgo-mauricien Axel Ruhomaully. Scope esquisse les grands traits d’un homme qui a le goût des autres et des voyages à leur rencontre. Une photo pour dépeindre davantage que les mots. Les rouages d’un désir de rencontres et d’ailleurs.
La rencontre des lieux et des gens. Une philosophie retenue d’une école de reportage à Paris. Axel Ruhomaully apprendra la photographie à l’ancienne, l’argentique. Qui plus est, sur diapositives. Un procédé qui n’admet aucune retouche au moment du tirage ou du développement. Savoir-faire et exigence sont requis. Nous sommes loin du cliché amateur. Ici, les images ont un sens patrimonial.
Photos sur pellicule pour commencer, en 1999. En ce temps-là, la technologie numérique coûtait extrêmement cher. Dans un premier temps, Axel Ruhomaully a recours à une “chambre photographique”, ancêtre des premiers appareils. Ceux qui servent à immortaliser les grands moments d’une vie. Des objectifs ancestraux. Pour l’étudiant qu’il était, le but de l’exercice était de se familiariser à plusieurs styles et techniques de prises de vues. “On ne peut pas maîtriser le numérique si l’on ne connaît pas les bases.”