Les cours de formation d’entraîneurs menant au diplôme de niveau 1 ont débuté samedi au centre national de badminton sous les auspices de la Solidarité olympique. L’Anglaise Joann Hughes, accréditée experte en la matière par la Fédération internationale de badminton (BWF), exprime sa fierté d’avoir été désignée pour conduire cet atelier, le premier qui se tient en Afrique pour les pays d’expression anglophone et le deuxième dans le monde après l’Irlande, qui accueillait le mois dernier le projet pilote.
L’atelier de formation qui se tient à Maurice est également un projet pilote, fait valoir la directrice des cours. « C’est le deuxième volet d’un projet lancé par la BWF qui a débuté en septembre. Et stratégiquement, l’objectif que nous voulons atteindre ici comme partout dans le monde est premièrement d’améliorer le niveau du badminton en offrant les ressources nécessaires aux pays qui ont besoin d’être soutenus au plan de la formation afin d’augmenter leur nombre de coaches. Deuxièmement, une fois formés, ces coaches pourront à leur tour mettre leur savoir à la disposition de leur pays et fédération. Enfin, ce projet vise aussi à terme d’amener plus de joueurs à ce sport à travers les coaches. »
Joann Hughes détient un diplôme en éducation physique au niveau secondaire et a conduit des stages de formation de Coaches Educational Courses and Teachers Training Courses en Angleterre et aux Pays de Galles. Depuis cette année, elle est employée comme consultant en badminton éducatif par la WBF. Elle est également consultant éducatif pour l’Angleterre depuis 2007 et les Pays de Galles depuis 2010.
Joann Hughes compte parmi ses stagiaires trois tuteurs étrangers, nommément le Nigérian Samson Egbeyemi, l’Ougandais Simon Mugabi et l’Égyptien Mostafa Kamel, qui est également entraîneur national et docteur en éducation physique.
Cependant, pourquoi cette formation de niveau 1 ne survient que maintenant bien que le badminton figure parmi les disciplines olympiques les plus populaires et les plus anciennes ? « Parce que nous voulons élever le niveau partout dans le monde et surtout uniformiser cette formation de manière à permettre à un coach d’exercer dans n’importe quel pays où il pourrait être appelé à le faire par la BWF », confie Joann Hughes.
Elle ajoute que les nouveaux coaches formés devraient être en mesure de former d’autres coaches au niveau national ou scolaire.
« Dans ce cours de niveau 1, on apprend comment se déroule le coaching, que doit-on enseigner au plan technique du jeu et enfin le volet pratique qui se déroule avec les joueurs sur le terrain. »
Les trois derniers jours de formation se dérouleront d’ailleurs davantage sur le court avant l’évaluation finale demain, jour de la clôture du stage prévu aux alentours de 18h. Le certificat de réussite qui sera délivré sera reconnu par la BWF.
Deux des neuf jours de formation étaient consacrés à former les trois tuteurs étrangers pour permettre à ces derniers d’épauler par la suite la directrice des cours. La formation de coaches s’étend jusqu’au niveau 4, niveau qui permet d’entraîner les équipes nationales.
Pour les joueurs mauriciens tels Sahir Edoo, Yoni Louison, Neersh Ramtohul et le désormais jeune retraité Stephan Beeharry, ce stage leur permet d’approfondir leurs connaissances et d’aller plus loin dans leur carrière, estime Joann Hughes.
« Ce stage regroupe des joueurs, responsables d’éducation physique ainsi que des coaches et des volontaires qui veulent acquérir plus d’expérience et se perfectionner. C’est un stage qui satisfait les besoins de tout le monde. Et c’est vraiment pour moi un plaisir d’être à Maurice. Je remercie l’Association mauricienne de badminton de son soutien », a-t-elle conclu.