La paire Shama Aboobakar-Kiran Baboolall a gâché la fête seychelloise lors de la dernière journée des épreuves individuelles en badminton, hier au gymnase La Promenade. Elle s’est octroyé la médaille d’or en double mixte, empêchant les locaux de faire un sans-faute dans les cinq finales au programme. Maurice termine la compétition avec trois or.
La finale du double mixtes a clos cette compétition de badminton. Maurice termine comme elle l’avait commencée. Vainqueur dans les compétitions par équipes hommes et dames, elle a montré sa supériorité dans les épreuves de double. Aboobakar et Baboolall étaient menés dans le premier set 4-11, mais ils sont remontés pour l’emporter 23-21. Le second set fut également serré, mais la victoire finale revint aux Mauriciens 21-19.
Une médaille d’or qui apporte du baume au coeur, surtout pour Shama Aboobakar dont le médecin avait interdit de jouer pendant au moins trois mois. « Malgré les conseils de son médecin, elle a poursuivi sa préparation par amour de la patrie. On ne peut qu’être fiers d’elle. Elle a récolté deux or et une argent », nous a confié le responsable de la sélection, Thevarajen Ponambalum.
« Il fallait l’avoir cette médaille pour Shama. Bravo à elle qui, malgré sa blessure, a tenu à disputer cette finale. D’autant qu’elle avait perdu le simple plus tôt, soutient Kiran Baboolall. Je suis également très content de ce succès. Notre solidarité dans le jeu a fait la différence. Je tiens aussi à dédier ce succès à David Yeung et Ishwarduth Sawaram, tous deux décédés, et à tous ceux qui ont contribué à notre réussite. »
Shama Aboobakar a, plus tôt, rapporté l’argent en simple dames face à la Seychelloise Cynthia Course. Elle avait pourtant bien entamé le premier set, menant 14-10 avant de commettre des fautes. « J’ai connu un passage à vide. Cynthia est remontée au score. Je n’ai pas pu faire l’impasse sur toutes les choses comme ça a été le cas en demi-finales. La pression de la finale et le fait de penser à ma blessure ont contribué à ma baisse de régime dans le match », a-t-elle fait remarquer.
Souffrant du syndrome des loges, elle a été conseillée par son médecin d’observer un repos complet. Mais elle a voulu participer aux JIOI et ne ressentait pas trop les douleurs jusqu’à ce qu’elle évolue au gymnase La Promenade. « Je vais me soigner après les Jeux et puis on verra », ajoute-t-elle.
Son coach chinois, Qiao Yu, pensait que la Mauricienne pouvait l’emporter. « Mais elle a échoué », dit-elle par l’intermédiaire de son interprète, Wu Yu. Elle a commis trop d’erreurs. Elle a bien démarré la partie, mais n’a pu garder sa concentration. Elle a perdu ses moyens. Je suis persuadée qu’elle est capable de mieux. »