Shama Aboobakar est rentrée lundi soir d’Ouganda avec le titre du double dames avec sa partenaire, la Nigériane Grace Gabriel, et une place de demi-finaliste du simple dames contre l’Égyptienne Hadia Hosny.
350e mondiale du simple dames à juin 2012, Shama Aboobakar devrait passer dans les 150 au classement après le tournoi ougandais, estime-t-elle. En simple dames, la Nigarianne Grace Gabriel, favorite et tenante du titre continental du simple dames, a échoué 13-21, 13-21 en quarts de finale contre l’Indienne Shalil Rane. Celle-ci n’aura donc pas fait mentir les spéculations qui la donnaient favorite du duel. Elle revenait d’une tournée effectuée en Iran où elle avait atteint les demi-finales. Shalil Rane s’est défait par la suite de la n°1 d’Ouganda, Shamin Bangi. Cette dernière avait disposé au tour précédent de la n°3 d’Égypte.
De son côté, Shama Aboobakar, après un bye au 1er tour, disposa vendredi en quarts de finale d’une Ougandaise 21-9, 21-17 avait de prendre, le même jour, la mesure tout aussi aisément en deux sets de la n°2 d’Égypte, Menna El Tanany, 21-18, 21-11. Mais samedi en demi-finales, elle buta 18-21, 14-21 sur Hadia Hosny, championne d’Afrique en 2010 en Ouganda. L’Égyptienne s’était qualifiée 21-16, 21-11 face à une Ougandaise pour les demi-finales.
« Contre Hosny, c’était un bon match. Il m’a juste manqué un coach pour m’aider dans les moments difficiles et dans la stratégie du jeu. Mais je suis quand même assez satisfaite de grimper au classement mondial », nous a confié la Mauricienne. Mais Hosny chuta à son tour 12-21, 12-21 en finale face à l’Indienne Shalil Rane, un adversaire qui « était vraiment au-dessus de nous toutes », analyse Shama Aboobakar. « C’était difficile de juger le niveau d’Hosny avant notre demi-finale qui allait être son premier véritable test dans le tournoi », constate-t-elle par ailleurs.
En double dames, la paire Shama Aboobakar-Grace Gabriel disposa en demi-finale de la paire n°1 d’Égypte et n°2 du tableau composée d’Hosny et Nadine Ashraf avant de décrocher le titre en trois sets contre la paire ougandaise n°1 du tableau. Celle-ci se qualifia pour la finale aux dépens de la paire n°2 d’Égypte et classée n°3 dans le tournoi.
En simple hommes, l’Écossais Alistair Casey s’est retiré pour cause de maladie, alors que l’Ougandais Edwin Ekiring a fait faux bond. Le titre est finalement revenu au Sri-Lankais Dinaka Karunaratne aux dépens de l’Indien Subhankar Dey. Les deux finalistes ont disposé respectivement des Italiens Giovanni Greco et Daniel Masserssi en demi-finales. Les Italiens enlevèrent le titre du double hommes et les Égyptiens celui du double mixte.
Ce tournoi s’est disputé du 21 au 24 février. Mais les conditions qui ont prévalu durant son déroulement n’étaient pas favorables, estime Shama Aboobakar. « Il y avait un problème de visibilité du volant par rapport aux murs du gymnase qui étaient en partie peints en blanc et ailleurs vitrés. Les murs et le toit du gymnase sont décalés d’un mètre et le grand courant d’air qui y pénétrait perturbait la trajectoire du volant. Le sol est couvert d’un tapis rouge sur lequel sont posés les mats du filet. Ça bougeait et se soulevait de partout. En fait, seuls les joueurs qui se sont le mieux adaptés aux conditions se sont distingués. »