Les Championnats du monde de Badminton débuteront lundi et dureront jusqu’au 27 août courant à Glasgow, en Écosse, à l’Emirates Arena. Maurice sera représentée chez les messieurs par Julien Paul et Aatish Lubah, tandis qu’en féminin, c’est la championne d’Afrique en titre, Kate Foo Kune, qui aura à se surpasser.
Julien Paul n’a pas été gâté par le tirage. Le N°1 de Maurice croisera le fer lundi avec ni plus ni moins que le Chinois Chen Long, 28 ans, classé numéro 5 mondial. Un poids lourd qui sera dur à manoeuvrer pour notre compatriote. Il aura à transcender son jeu, ne serait-ce que pour tenir le rythme du phénomène chinois.
Champion olympique en 2016 et champion du monde (depuis les championnats de 2014), Chen Long est à n’en point douter l’un des favoris à la victoire finale en simple messieurs, lui qui a notamment été le meilleur badiste du monde pendant un bon moment. Chen Long a remporté en 2015, les deux tournois open majeurs (World Superseries Premier) d’Angleterre et de Malaisie, avant de confirmer son statut de numéro un, loin devant ses concurrents (avec plus de 20 000 points d’avance sur son dauphin), en remportant les Championnats du monde pour la deuxième année consécutive, qui plus est encore une fois en battant en finale le précédent numéro un mondial, Lee Chong Wei. La place de leader mondial est actuellement occupée par le Coréen Wan Ho Son.
En double, la paire Paul/Lubah, finaliste des Internationaux de Maurice en juin, retrouvera sur sa route les Belges Freek Golinski et Matjis Dierick. Ces derniers évoluent ensemble depuis un moment maintenant et s’annoncent comme des adversaires de grande qualité. Nos compatriotes auront la lourde responsabilité de donner la pleine mesure de leurs capacités pour éviter de prendre la porte de sortie dès le premier tour. Chez les dames, la triple championne d’Afrique en titre, Kate Foo Kune, 24 ans, sera opposée à l’Indonésienne Lyanny Alessandra Mainaky. Le coup est jouable pour la Mauricienne qui aura à coeur de faire parler sa grinta (rage de vaincre) et son expérience. Mais elle devra se méfier de la joueuse asiatique, car il ne faut pas oublier que l’Indonésie est considérée comme une référence de cette discipline sportive. Une occasion pour la porte-drapeau mauricienne des derniers Jeux olympiques de Rio (Brésil) de faire connaitre la valeur de Maurice sur le plan international.