Kate Foo Kune n’a pas tremblé lors de la semaine écoulée pour conserver son titre de championne d’Afrique. La badiste, véritable assurance tout risque, a été une nouvelle fois à la hauteur des évènements, remportant la finale simple dames aux dépens de l’Égyptienne Hadia Hosny en trois manches, 16-21, 21-14 et 21-8. Elle était attendue au tournant et elle n’a pas déçu?!
Elle est la reine incontestée du continent. Une fois de plus, Kate Foo Kune a fait parler son expérience et sa maîtrise du haut niveau dans ce sommet africain. Autant dire que de lourdes responsabilités pesaient sur ses épaules, l’échec n’étant pas permis en raison des performances catastrophiques de la sélection nationale à ces Championnats. La porte-drapeau des derniers Jeux olympiques, piquée au vif, a porté haut les couleurs du pays. Bénéficiant d’un bye d’entrée de jeu, elle a pris la mesure de la meilleure Sud-Africaine du tableau, Sandra Le Grange, 21-11 et 21-15, puis des Égyptiennes Menna Eltanany 21-14, 21-6 et Hadia Hosny, 16-21, 21-14 et 21-8 en finale.
La preuve en est que la N°1 du continent n’a pas eu à forcer son talent pour remporter la palme. Elle était d’ailleurs très heureuse d’avoir remporté la victoire. « Ça fait énormément plaisir de savoir que je suis toujours au plus haut niveau Africain. Je suis vraiment très heureuse. Le niveau du simple dame était d’un niveau correct, avec uniquement l’absence de la Nigérianne Grace Gabriel. Nous sommes malheureusement encore loin du niveau mondial, mais j’espère que l’on y arrivera un jour. La pression, on va dire que je connais. Avec les expériences passées que j’ai accumulées dans ma carrière sportive, je sais désormais comment aborder les matches importants. Il faut dire que je m’attendais un peu à conserver mon titre mais rien n’est jamais gagné d’avance », a fait ressortir notre interlocutrice.
Elle avoue également être une grande bosseuse. « C’est le travail qui paie toujours et je suis une compétitrice. Je ne m’avoue jamais vaincu. Je veux toujours progresser, que ce soit techniquement ou tactiquement ou physiquement. Il faut aussi savoir se remettre en question et surtout, avoir une bonne hygiène de vie. C’est la clé du succès », a-t-elle ajouté. Toutefois, l’on retiendra aussi la médaille d’argent de cette dernière aux côtés de Julien Paul. Ils auraient d’ailleurs pu décrocher la timbale, d’autant qu’elle a éliminé dans le dernier carré la paire favorite venant d’Égypte, 21-19 et 21-15. Ils ont toutefois courbé l’échine en finale face aux Sud-Africains Andries Malan/Jennifer Fry en trois manches, 21-19, 19-21 et 21-19.
Le meilleur à venir
Après avoir fait le boulot (une médaille d’or et une d’argent), Kate Foo Kune a regagné la France lundi pour prendre part aux play-offs (phase finale des interclubs). « Je rentre au pays le mois prochain pour quelques semaines de vacances afin de me ressourcer et je prendrais également part aux Internationaux de Maurice en juin », a fait ressortir celle qui vient de terminer ses examens de fin d’études, et dont l’attention sera tournée spécifiquement sur son club d’Issy Les Moulineux pour les semaines à venir.
Kate Foo Kune a, à seulement 24 ans, un beau palmarès à son actif. Cette année, elle s’est également distinguée au 32nd Brazil International Badminton Cup 2017 avec une médaille d’argent en double mixte avec Jonathan Persson. En 2016, elle avait fêté sa première participation aux Jeux olympiques (Brésil) en tant que porte-drapeau. Elle a notamment remporté l’Uber Cup pour la zone africaine avec l’équipe féminine de Maurice et a participé à la phase finale de l’Uber Cup à Kunshan (Chine). Elle a aussi été finaliste des Championnats de France de badminton interclubs mixtes avec Issy les Moulineaux et est vainqueur des Championnats d’Europe des clubs avec Issy Les Moulineaux.
2015 restera gravée dans une pierre blanche avec notamment la triple médaille d’or en simple dames, double dames avec Yeldy Louison et par équipe ainsi que la médaille d’argent en double mixte avec Julien Paul. Lors des 11es Jeux d’Afrique du 4 au 19 septembre au Congo-Brazzaville, elle s’était également adjugée l’or en simple dames et par équipe mixte ainsi que la médaille d’argent du double dames avec Yeldy Louison. Elle s’était aussi distinguée aux internationaux de Zambie, à Lusaka. Le meilleur reste à venir pour la badiste qui a un énorme potentiel.