Il était attendu comme le nouveau Directeur technique National (DTN) de badminton mais le Malaisien Raymond Stevon s’est rétracté à la dernière minute, lui qui devait officiellement être en poste le 1er avril. Voilà un autre qui prend la poudre d’escampette. Décidément, ça devient une habitude pour l’Association Mauricienne de Badminton (AMB) de tirer un mauvais numéro…comme ce fut le cas avec Nantha Kumar Tarbadas et l’Indonésien Tony Wahyudi.
Il avait annoncé, et cela dès son arrivée au mois de février à Maurice, qu’il était prêt à signer pour deux ans en tant que DTN. « Nous ne voulions pas faire les mêmes erreurs que par le passé et nous avions décidé de lui faire effctuer un essai d’une semaine pour ainsi être en mesure de le superviser et jauger son niveau de compétence. Il s’était senti très bien et avait créer des liens avec les badistes. Il avait également discuté avec le ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawmynaden et nous a donné des garanties. Nous n’avions rien à craindre car nous pensions que c’était un homme de parole », explique le président de l’AMB, Bashir Mungroo.
Mais la réalité est maintenant tout autre. « Il devait retourner dans son pays pour hononer son contrat qui devait se terminer à la fin du mois de mars pour ensuite occuper ses fonctions de DTN à Maurice. D’ailleurs, deux badistes de la sélection nationale, Aatish Lubah et Julien Paul, sous la férule du Malaisien, avaient effectué un stage dans son pays pour une durée d’un mois dans le cadre de leur préparation pour les Jeux des Îles de l’Océan Indien (JIOI) et ils ont quitté la Malaisie mercredi dernier. Raymond Stevon avait indiqué avant son départ qu’il ferait le déplacement avec sa famille. Au sein de la fédération, nous devions nous occuper des modalités », indique notre interlocuteur.
Celui-ci poursuit, « Nous n’avions plus de nouvelles de lui et ce n’était pas normal. Il a par la suite fait ressortir que son passeport avait été bloqué à la cour malaisienne et qu’il devait décliner notre offre en raison de problèmes familiaux ». Une affaire louche car selon les bruits qui courent, il aurait été influencé par certaines personnes du giron au point où cela l’a amené à se poser des questions pour finalement se désister. « C’est dommage qu’il y ait toujours des personnes malveillantes pour nous mettre des bâtons dans les roues », affirme le président de l’AMB qui ne compte toutefois pas se laisser abattre.
« L’heure n’est pas au découragement. Nous sommes entrés en contact avec la Grande Péninsule pour l’acquisition d’un DTN jusqu’au JIOI. Nous bénéficions également de l’aide du MJS qui fera jouer ses relations avec l’ambassade indienne pour tenter de nous trouver un entraîneur le plus vite possible. Je suis sûr et certain que la situation va se décanter. Nous sommes entrés également en contact avec Stephane Beeharry et Vishal Sawaram pour assurer l’intérim jusqu’à l’arrivée du coach », souligne Bashir Mungroo. À noter que le président de l’AMB a réuni les badistes vendredi au centre national à Rose-Hill pour leur expliquer la situation, lui qui s’attend à ce que les joueurs aient un comportement exemplaire et qu’ils fassent également preuve de professionnalisme.
En tout cas, il est grand temps pour la fédération de trouver le bon DTN car si cela persiste, ce sont les joueurs qui en sortiront perdants. Car pour progresser et atteindre les objectifs fixés, il faut impérativement l’expertise des meilleurs. Et le badminton local ne déroge pas à cette règle.