Inscrite aux internationaux d’Ouganda qui débutent jeudi, la badiste Shama Aboobakar s’est envolée hier matin pour disputer son cinquième tournoi africain depuis juin dernier. Objectif : améliorer son classement mondial du simple dames pour espérer bénéficier d’un bon tirage au sort aux championnats d’Afrique que Maurice accueillera du 12 au 19 août. Mais ce n’est pas forcément l’idéal en cette période de préparation foncière de participer à des tournois de cette envergure, nous a indiqué la n°2 mauricienne avant son départ.
La période dite de construction bat toujours son plein sous les directives du nouveau DTN, le Malaisien Nantha Kumar Tarbadas, au centre national de badminton. « Pour lui, ce n’est pas tout à fait le bon moment vu que c’est vers fin juillet-début août que nous sommes censés, selon son plan de préparation, atteindre notre pic de forme pour les championnats d’Afrique. Mais ce tournoi me permettra quand même de progresser éventuellement au classement mondial. Donc, il m’a conseillé d’essayer d’appliquer ce qu’il nous a déjà appris sans trop me soucier des autres choses », confie Shama Aboobakar, qui est partie à ses frais.
Figurant dans les 350 mondiales en 2012, la badiste se situe actuellement dans les 200 mondiales, selon ses dires. Mais au classement africain, elle se retrouve quatrième, « juste derrière la n°1, la Nigériane Grace Gabriel, et la n°2, Kate Foo Kune » (ndlr : la Mauricienne évolue à l’université de Leeds en Angleterre). L’intérêt d’avoir un meilleur classement mondial permettra aux deux badistes mauriciennes de ne pas se retrouver dans la même partie du tableau lors du tirage au sort. « Ce sera effectivement un gros avantage pour nous si on se retrouve chacune dans une extrémité du tableau de manière à s’éviter autant que possible jusqu’à la finale du simple dames », explique-t-elle.
Après une victoire aux Internationaux de Maurice en juin, suivi en novembre d’une place de finaliste à Addis Abeba (Éthiopie), Shama Aboobakar s’était imposée en décembre à Gaborone (Botswana) avant de s’incliner courant décembre en demi-finales à Cape Town (Afrique du Sud) dans des tournois faisant partie du circuit africain.
Quant au tournoi ougandais, il s’annonce « assez relevé, notamment en simple hommes avec la présence de joueurs venant d’Allemagne, d’Italie, du Sri Lanka, d’Écosse et de quelques pays africains. » En simple dames, Grace Gabriel, qui évolue en Europe, sera bien présente. Elle arrive des Pays-Bas. Mais il faudra également compter avec l’Ougandaise Shamim Bangi, qui avait justement dominé la Mauricienne en finale en Éthiopie en novembre. D’autant que celle-ci a participé à « quelques tounois en Europe le mois dernier. »
La Nigériane Gabriel sera associée à Shama Aboobakar en double dames. En double mixte, la Mauricienne aura pour partenaire l’Écossais Alistair Casey, ce dernier vainqueur des internationaux du Botswana et d’Afrique du Sud. Le tournoi prend fin dimanche.