Les Internationaux de Maurice de badminton ont pris fin hier après-midi au Centre national à Rose-Hill avec la victoire du Guatémaltèque Kevin Gordon en finale simple hommes, lui qui a damé le pion au champion sortant, l’Autrichien Luka Wraber en deux sets, 21-12 et 21-18. Du côté féminin, dans une finale 100 % finlandaise, la palme est revenue à Nanna Vainio (tête de série no 6). La seule équipe mauricienne engagée dans la finale double mixte n’a pas été en mesure de rivaliser face au duo sud-africain Andries Malan/Jennifer Fry, s’inclinant en deux manches 18-21, 16-21.
La finale simple hommes opposait la tête de série no 1 et tenant du titre Luka Wraber au numéro 2 du tournoi, le gaucher Kevin Gordon. Ce dernier a été tout simplement impressionnant , dominant son adversaire de bout en bout pour s’adjuger une victoire convaincante, 21-12 et 21-18. Le Guatémaltèque de 28 ans, qui avait pris la mesure plus tôt du Belge Maxime Moreels en demi-finale, a fait ressortir que le tournoi était très relevé et dur. « Ce fut trois jours de grande intensité face à des adversaires redoutables. J’ai misé sur mon atout principal qui demeure l’attaque et j’ai pu faire la différence face à un Luka Wraber très concentré. J’ai réussi à instaurer le doute dans sa tête et de là, j’ai réussi à développer mon jeu à ma guise », explique celui qui prendra part au Pan Am Games à Toronto (Canada) du 10 au 26 juillet.
Chez les dames, la Finlandaise Nanna Vainio (24 ans) s’est imposée face à sa compatriote Airi Mikkela en finale, 21-16 et 21-11. À noter que c’est cette dernière qui avait éliminé en demi-finale Kate Foo Kune. Nanna Vainio, plus décontracté, a su faire la différence au moment opportun face à la bouillonnante Mikkela. « Nous sommes deux grandes compétitrices et nous nous connaissons très bien. Nous avons souvent joué l’une contre l’autre au pays car je suis la no 1 et elle la no 2. Je suis très contente d’avoir gagné car j’ai été récemment malade avec une infection à l’oeil et une autre, au visage », fait ressortir celle qui s’attaquera à un tournoi en Russie, plus précisément à Saint Petersbourg, histoire de gagner des points pour les Jeux Olympiques de Rio l’année prochaine.
L’Afrique du Sud prive Maurice de l’Or en double mixte
La finale double dames a été l’une des plus attrayantes de par le niveau d’intensité et l’engagement mis par les badistes. Le tandem iranien composé de Negin Amiripour et Aghaei Soraya a dominé en deux sets la Nigeriane Grace Gabriel et sa partenaire zambienne Ogar Siamupangila, 28-26 et 21-14 aux termes de beaux échanges. Plus affûtées et précises dans leurs interventions, les Iraniennes ont éclaboussé de tous leurs talents cette compétition, prenant par la même occasion une douce revanche sur leurs adversaires qui les avaient battues au Kenya l’année dernière en demi. « C’était un match très tactique et c’est le premier set qui a été le déclic pour nous. Après l’avoir remporté dans la douleur face à deux joueuses très coriaces, nous avons joué beaucoup plus libérée et nous étions encore plus motivée pour remporter la victoire », affirme-t-elles.
Surprise en double hommes avec la victoire des Indiens Shlok Ramchandran et Sanyam Shukla qui ont pris à défaut les Sud-Africains Andries Malan et Willem Viljoen, 21-19 et 21-12. « Au premier set, nous étions menés 12-17 mais petit à petit nous avons grapillé des points, 15-17, puis 17-17 pour ensuite garder le contrôle et le rythme du match pour nous imposer. Les Sud-Africains ont un style de jeu différent du nôtre, étant basé surtout sur la défense alors que nous sommes meilleurs au smash. Mais nous savions que nous avions une belle carte à jouer et nous étions gonflés à bloc », expliquent les deux hommes. L’Afrique du Sud a toutefois sauvé l’honneur en finale double mixte privant Maurice de la médaille d’or.
Mécontent d’avoir perdu la finale double hommes, Andries Malan et sa partenaire Jennifer Fry ont été plus forts que Sahir Edoo et Yeldy Louison, s’imposant sur le score de 21-18 et 21-16. Pourtant, la finale avait bien débuté pour les badistes mauriciens qui menaient 11 à 6 avant de changer de côté. Mais ils ont par la suite sombré face à la combativité et la hargne du duo sud-africain qui a fait preuve de beaucoup de maîtrise pour l’emporter. L’on retiendra toutefois les deux finales simple hommes et double dames qui ont retenu l’attention du public venu en grand nombre à Rose-Hill.