Maurice a retrouvé sa place sur le toit de l’océan Indien en badminton en raflant toutes les médailles d’or mises en jeu lors de ces 9es Jeux. Que ce soit dans la compétition par équipes ou en individuel, le gymnase Michel-Debré à St-André a été paré aux couleurs mauriciennes et c’est très dommage que le Motherland n’a pas été autorisé à retentir. Il faut remonter à 1998 pour voir une telle moisson.
Comme attendu, tant chez les dames que chez les messieurs, ce fut un sans-faute, soit quatre victoires en autant de matches dans la compétition par équipes. Ce sont les Maldives qui ont décroché la médaille d’argent alors que les Seychelles et La Réunion se sont partagé la médaille de bronze en masculin. En féminin, les Seychelles ont terminé sur la deuxième marche du podium. La Réunion et les Maldives ont obtenu la médaille de bronze.
« On s’était bien préparés pour les JIOI avec nos stages à l’étranger et le soutien de l’Indonésien Annas Jauhari. On savait qu’on pouvait le faire malgré le rajeunissement de notre équipe », déclare Vishal Sawaram, l’entraîneur national.
Après avoir tout raflé en compétition par équipes, les Mauriciens en ont fait de même en individuel. Maurice a même réussi le doublé en double mixte. En double dames, double messieurs, double mixte, simple dames et simple messieurs, les fers de lance Julien Paul et Kate Foo Kune entourés de Sahir Edoo, AatishLubah, Christopher Paul, Shaheer Ramrakha, Yoni Louison, Yeldy Louison, Nicki Chan Lam et Shama Aboobakar ont dominé de la tête et des épaules leurs adversaires.
« La préparation a débuté depuis quatre. Avec l’aide du TFES et des coaches, on a su arriver à bon port. Ce sont mes premiers JIOI. Je vais garder un excellent souvenir et en connaître d’autres. On ne va pas rester les bras croisés. Les Jeux d’Afrique se profilent déjà le mois prochain. On espère faire bonne figure face au gratin africain et se servir de cela comme tremplin », souligne Julien Paul.
Pour sa part, Kate Foo Kune a encore une fois été brillante. « Je suis super heureuse et comme c’est mes premiers Jeux, cela représente beaucoup pour moi. J’avais dit que c’était mes mini Jeux Olympiques. Je suis très fière d’avoir pu récolter trois médailles d’or ».
Pour Vishal Sawaram, les joueurs ont été exacts au rendez-vous et ont bien respecté les consignes. « Malgré leur jeune âge, ils ont été très appliqués. Les stages de perfectionnement les ont bien aidés. C’est un travail de longue haleine qui porte ses fruits aujourd’hui. Maintenant, il ne faut pas dormir sur nos lauriers. Certes, la relève est assurée, mais il faut toujours rester sur ses gardes ».