La sélection nationale de badminton se retrouvera dès le mois prochain sur le gril lors des championnats d’Afrique prévus à Addis Abeba (22-28 février). Et depuis la reprise des entraînements à la mi-janvier, il n’y a pas eu de répit avec un passage sans transition à la période précompétition et compétition, nous dit le coach Annirao Dajee. Celui-ci a été rappelé à la barre après le départ de la Chinoise Yu Qiao, survenu environ un mois avant les Jeux des îles à Mahé.
Annirao Dajee sera au poste jusqu’à nouvel ordre, confie Raj Gaya, président de la l’Association mauricienne de badminton. Celui-ci s’est lancé sur la piste du coach indien Roshan Lall, qui avait accompagné quelques jeunes de la Grande Péninsule à Maurice l’année dernière courant juillet à l’occasion d’un stage de préparation en vue des 8es Jeux des îles. Mais sans une aide financière supplémentaire du MJS, ce projet est voué à l’échec, estime-il.
« Nous disposons d’un budget annuel de Rs 1,8 million et il faut déjà compter environ un demi-million pour la participation de l’équipe aux championnats d’Afrique. Donc, cela restreint déjà notre marge de manoeuvre. »
Loin de tout cela, les badistes ont repris sérieusement leur raquette après une assez longue période de repos depuis leur retour des Jeux des îles en août. Et le comité technique a déjà arrêté la semaine dernière une liste de huit joueurs, dont quatre masculins et quatre féminins, qui partiront à Addis Abeba le mois prochain. La sélection se compose de Kiran Baboolall, Yoni Louison, Stephan Beeharry, Christopher Paul, Karen et Kate Foo Kune, Yeldy Louison et Shama Aboobakar.
« On savait que les championnats allaient arriver assez tôt. C’est pourquoi on a mis les bouchées doubles dès le début de l’année pour rattraper quelques mois de repos. Les joueurs s’entraînent tous les jours, sauf les jeudis. Ils savent qu’ils sont à court d’entraînement et sont décidés à prendre le taureau par les cornes pour être au top », explique l’entraîneur de l’équipe nationale.
Mais Anniroa Dajee estime néanmoins que la sélection manque de repères pour jouer les matches de double. « L’année dernière, l’équipe était partie à Mahé sans préparation spécifique en double. Donc, il y a là du travail à rattraper. Il nous reste moins d’un mois. Vu qu’il n’y a pas de période de préparation, on va attaquer directement la phase de précompétition en mettant les joueurs dans des situations de matches avec accent sur la condition physique », a conclu le coach.