Arrivé samedi dernier, le nouveau Directeur technique national (DTN) de badminton, le Malaisien Nantha Kumar Tarbadas, a déjà animé ses premières séances d’entraînement au centre national de badminton. Hier, il a conduit une rude séance avec les U15 après avoir entraîné, mardi, les éléments de l’équipe nationale.
Dans le giron, on avance qui le nouveau DTN est une réplique de son illustre prédécesseur, le Malaisien Venu Gopal, qui avait porté la sélection nationale vers des sommets continentaux au début des années 1990. Rigoureux dans son approche et très perspicace, Nantha Kumar Tarbadas, 33 ans, qualifié de “hard worker”, semble faire l’unanimité dans son approche. « Son coaching et sa méthode de travail démontrent qu’il devrait rester. Et c’est très rassurant pour les joueurs. Il est jeune et a déjà servi de sparring-partner à des joueurs de haut niveau. Il possède également une académie en Malaisie avec quatre coaches qui travaillent sous ses ordres. Il a le même style que Venu Gopal. Et je crois qu’il va rester pour de bon », affirme Sahir Edoo, qui assistait à l’entraînement des U15 hier après-midi.
Depuis le départ de Venu Gopal, puis du Britannique Mike Adams vers la fin des années 1990, l’équipe nationale est toujours restée orpheline d’un coach de référence, malgré le passage du Chinois Liu Guo Hui avant les 6es Jeux des îles à Maurice en 2003. Et les plus avisés avancent qu’avec Nantha Kumar Tarbadas, le badminton mauricien va pouvoir à nouveau décoller pour retrouver sa place au sommet de la hiérarchie africaine. Il faudra néanmoins que son arrivée puisse ramener sur le court tous ceux et celles qui ont pris leurs distances du gymnase, assaillis sans doute par le découragement et par le manque de prespectives.
Gaucher, Nantha Kumar Tarbadas n’est assurément pas là pour prendre du bons temps. En mission de repérage pour deux semaines d’essai, il aura l’occasion de tester, d’évaluer l’équipe des juniors dans un très prochain tournoi avant de repartir le 17 décembre pour ensuite revenir début janvier prendre officiellement ses nouvelles fonctions. Mais pour lui, c’était comme si l’affaire était déjà conclue.
« Je vais d’abord évaluer les jeunes et ceux de l’élite nationale. Je dois savoir ce que l’Association mauricienne de badminton attend de moi et ce que moi je peux offrir. Je devrais d’ailleurs rencontrer les dirigeants la semaine prochaine. Puis, je vais rentrer en Malaisie et élaborer un plan de travail qu’on mettra à exécution à mon retour en janvier. Je suis content d’être à Maurice », s’est-il empressé de nous préciser le temps d’une courte pause, avant de repartir sur le court avec les jeunes. Mercredi, il a aussi rencontré les joueurs du Pôle Jeunes du TFES et leur coach, Stephan Beeharry.
Selon nos renseignements, le Malaisien a trouvé que le niveau des joueurs de l’équipe nationale est inférieur à celui des jeunes de 7-10 ans qu’il a formés à la base en Malaisie avant que ces derniers n’alimentent les académies de haut niveau pour leur perfectionnement. En fait, il est foncièrement un formateur des 3-10 ans. Et arrivés 10 ans, les jeunes ont déjà acquis une excellente technique de base comparable aux jeunes qui participent, par exemple, aux championnats d’Afrique juniors. On peut donc facilement imaginer toute l’envergure que déploieront ces jeunes Malaisiens lorsqu’ils auront atteint 15-17 ans. D’autant qu’en Malaisie le badminton est le sport roi.