À six jours du départ pour les championnats d’Afrique (22-28 février) prévus à Addis Abeba en Éthiopie, les choses s’activent au sein de la sélection nationale de badminton. Celle-ci est sur le point de boucler un tournoi de classement en “round robin” pour peaufiner sa préparation.
Ce tournoi sert de mise en jambes à la sélection, nous dit le président de l’Association mauricienne de badminton, Raj Gaya. « Elle s’entraîne à fond depuis déjà deux-trois semaines et ce tournoi permet aux joueurs sélectionnés de s’affronter entre eux. »
Toutefois, à l’exception de Kate Foo Kune, aucun d’entre eux n’est resté invaincu jusqu’ici, a-t-on signalé. Ils sont quatre hommes et quatre femmes à composer la sélection mauricienne. Mais Aurélie Allet, Priscilla Vinayagam Pillai, Julien Paul, Norman Fon Sing, Shaheer Ramrakha ont intégré le tournoi pour donner un coup de pouce à leurs camarades.
Quant aux sélectionnés, ils sont pour rappel Karen et Kate Foo Kune, Yeldy Louison, Shama Aboobakar ainsi que Kiran Baboolall, Yoni Louison, Christopher Paul et Stephan Beeharry, qui sera à la fois coach et joueur. Une équipe qui reste de loin limitée en nombre et qui devra faire très attention pour éviter des cas de blessure.
« Pour l’instant, tout le monde est o.k. Nous n’avons pas eu une longue préparation depuis janvier. Mais la motivation est là, bien qu’on souhaiterait avoir une équipe plus complète avec cinq éléments de chaque côté. Cela nous offrira plus d’options au niveau des combinaisons en cas de blessure », estime Stephan Beeharry.
On se rappellera que l’an dernier, l’équipe qui s’était déplacée au Maroc pour le rendez-vous africain offrait également un visage moins offensif en nombre et en qualité. Outre Louison, Baboolall et Paul, il y avait Daven Pachee, appelé en l’absence de Beeharry et Vishal Sawaram. Mais à l’époque, la priorité était surtout axée sur les 8es Jeux des îles, qui étaient prévus trois mois après à Mahé.
Cette année, l’échéance éthiopienne ne représente a priori aucun enjeu, sinon que le désir de se surpasser pour l’honneur. Car le tournoi n’est pas inscrit parmi ceux comptant pour la qualification olympique pour Londres cet été, contrairement au tournoi marocain l’an dernier. Il se trouve en effet que les championnats d’Afrique ne peuvent chaque année servir de qualification olympique, précise Stephan Beeharry.
En revanche, le tournoi par équipes des présents championnats d’Afrique comptera à la fois de préliminaires africains à la Thomas (masculin) & Uber Cup (féminin). Les deux tournois survenant chaque deux ans et se disputant en trois matches de simple et deux de double. En 2010 en Ouganda, Maurice s’était inclinée en finale masculine 1-3 face au Nigeria, et ce, moins de deux heures après avoir battu 3-2 l’Égypte en demi-finales. Par contre, en féminin, Maurice avait lourdement chuté 0-3 contre l’Égypte en quarts de finale.
Une fois les préliminaires africains de la Thomas & Uber Cup terminées, la sélection mauricienne enchaînera normalement avec le volet individuel des championnats d’Afrique où l’objectif sera « d’avancer le plus loin possible dans les tableaux face aux meilleurs joueurs du continent », confie le joueur-coach.
L’an dernier au Maroc, l’équipe s’était contentée de deux médailles de bronze, l’une remportée en équipes et l’autre par la paire Karen et Kate Foo Kune dans le double dames individuel. Aura-t-elle plus de succès cette fois ? « On espère simplement être prêts pour contenir nos adversaires, surtout dans les tableaux individuels où ça ne va pas être facile du tout », conclut Stephan Beeharry.