Malaisiens, Seychellois et Mauriciens se sont partagé les honneurs dimanche lors des Internationaux de Maurice dont c’était la phase finale au centre national de badminton à Rose-Hill.
Les titres les plus prestigieux sont revenus au Malaisien Beng Hong Kuen en simple hommes et surtout à Shama Aboobakar chez les dames. La Mauricienne a ravi la petite assistance en s’offrant tour à tour les deux Seychelloises, d’abord Allisen Camille (1) en demi-finale, puis de la championne des derniers Jeux des îles, Cynthia Course, en finale.
Ces deux matches ont été réglés en trois sets chacun, les Seychelloises prenant d’entrée les devants avant que la Mauricienne ne lance l’assaut dans le set suivant avant de renverser la vapeur dans l’ultime manche. Même si le contexte n’est pas forcément le même, on dira que Shama Aboobakar a savouré une douce revanche en finale contre Course, qui l’avait dominée lors de leur précédent duel à Mahé.
« Cela fait du bien, même si une médaille aux Jeux des îles reste ce qu’elle est. C’est aussi une revanche envers ceux qui avaient dit après les Jeux que j’avais hérité d’un tirage au sort facile. Surtout les Seychellois. Il était donc important de les battre toutes les deux car ce sont les deux meilleures de l’archipel », dira fièrement Shama Aboobakar.      
L’une comme l’autre finaliste attendaient leur nouvelle confrontation avec intérêt. Une victoire de Course aurait signifié que la Seychelloise aurait définitivement pris le dessus, tandis que sa défaite prouverait que la Mauricienne n’appartenait pas au passé… Et c’est bien celle-ci qui avait raison. Car tant la finale que la demi-finale ont démontré que la Mauricienne pouvait faire la différence au moment fatidique. « La finale était pratiquement au même niveau que celle joué à Mahé sauf que cette fois je ne sentais plus en confiance depuis que je suis rentrée de Chennai (Inde). »
En fait, comme Allisen Camille en demi-finale, Cynthia Course passera à la trappe dans le set décisif. Elle enleva d’entrée le premier set 21-18, concéda le deuxième 12-21 avant de plier dans la belle après avoir résisté jusqu’à 16-16. Comme quoi, cette finale était indécise jusqu’au bout car « à aucun moment je n’étais sûre de gagner », avoue la n°1 mauricienne. « À la différence de la finale de Mahé, j’ai commis cette fois moins de fautes. » Aboobakar mit fin au suspense en enlevant le 3e set et le match 21-17. Sa demi-finale et sa finale auront duré 45 minutes et 48 minutes respectivement.
Shama Aboobakar associée à la jeune Shaama Sandooyeea en double dames atteignirent également la finale mais leur chance de l’emporter contre la paire Camille-Course était moins évidente étant donné le manque d’expérience de Sandooyeea. Les Seychelloises s’imposèrent en 25 minutes 21-16, 21-14.
La palme du double mixte revint également aux Seychelles qui pouvaient compter sur leur paire composée de Georgie Cupidon et Course. Celle-ci s’adjugea les deux sets en 22 minutes aux dépens de la paire Mauricienne qui alignait Kiran Baboolall et Shama Aboobakar. En somme, on avait raison de dire que les Seychelloises visaient le hold-up si Camille et Course avaient atteint la finale du simple dames. « Mais avec les Malaisiens chez les hommes, elles ont donné du piment à ce tournoi qui, autrement, serait resté un rendez-vous national », constate Aboobakar.
En masculin, le tandem malaisien du double hommes avec Teik Chai Gan et Soon Hock Ong a logiquement décroché la palme 21-9, 21-10 en 20 minutes aux dépens des Mauriciens Kiran Baboolall et Yoni Louison. Enfin, la palme du simple hommes n’a pas échappé au Malaisien Beng Hong Kuan auquel le titre était d’ailleurs prédestiné étant classé n°1 du tableau. Son duel attendu contre le Mauricien Baboolall (2) s’est soldé en deux sets 21-11, 21-8 au bout de 22 minutes.