Retour à la case départ pour l’équipe nationale après la décision de l’Association mauricienne badminton (AMB) de se séparer fin août de l’ancien DTN, le Malaisien Nanta Kumar Tarbadas, après la tenue des championnats d’Afrique à Maurice. Stephan Beeharry et Gilles Allet, anciens éléments de l’équipe nationale, ont ainsi été appelés à prendre en main l’entraînement de l’équipe à la suite d’une réunion qui s’est tenue le 7 septembre à l’AMB.
Le tournoi africain (14-21 août) qui était suivi des Internationaux de Maurice (21-24 août) aurait précipité le départ du Malaisien après huit mois pour insuffisance de résultats, a-t-on indiqué. L’AMB a aussi évoqué la thèse que ce dernier ne s’est pas avéré un sparring-partner contrairement à ses attentes. Bref, elle a décidé de confier au tandem Beeharry-Allet la direction de l’équipe nationale quelques jours à peine après le départ du Malaisien. Quelques membres de l’association, dont le président, Bashir Mungroo, et le vice-président, Raj Gaya, ainsi que les joueurs de l’équipe nationale, quelques parents de joueurs et les deux nouveaux coaches étaient présents à la réunion qui s’est tenue le 7 septembre.
« On ne s’attendait pas à des développements aussi rapides », avoue du reste Stephan Beeharry. « À voir la vitesse à laquelle l’AMB a remercié le Malaisien sans penser qui le remplacera, l’équipe s’est vite retrouvée coincée. Mais il est aussi vrai de dire que nous sommes là à titre temporaire en sachant qu’un autre coach étranger devrait prendre en main l’équipe en vue des prochains championnats d’Afrique prévus en avril au Botswana. »
C’est bien la deuxième fois après 2008 que Stephan Beeharry est appelé à la rescousses de l’équipe nationale alors qu’il avait assumé ce rôle en alternance avec Vishal Sawaram. Mais il se souvient avoir été remplacé par l’association à son retour des Jeux de la CJSOI avec la sélection juniors à Mahé au profit d’Annirao Dajee. « C’est effectivement un siège éjectable. Mais dans l’immédiat, Gilles et moi tenterons de faire progresser l’équipe, d’autant que les championnats d’Afrique arriveront d’une certaine façon en avance l’année prochaine par rapport au fait qu’ils ont été avancés d’avril à août cette année en raison de divers problèmes. Donc, il nous reste environ cinq-six mois pour que l’équipe soit prête. Nous avons pu avoir une idée de la valeur des différentes équipes qui étaient sur place à Maurice le mois dernier », souligne-t-il.
À cette situation assez urgente s’ajoute le fait que la sélection pourrait au pire se déplacer à Gaborone l’année prochaine avec un effectif plus restreint, comme cela s’est avéré ces dernières années, si les fonds sont toujours limités. « C’est une éventualité qu’il ne faudrait pas écarter. Et cela pourrait limiter notre marge de manoeuvre au niveau des options pour les doubles. Donc, il faudrait construire une équipe composée de joueurs polyvalents et forts », confie Stephan Beeharry.
Son partenaire Gilles Allet affirme pour sa part que le premier objectif sera les championnats d’Afrique 2014. « Nous serons là jusqu’à l’arrivée d’un nouveau DTN. Au départ, nous devions entraîner l’équipe jusqu’en décembre. Mais vu que les championnats d’Afrique arriveront juste après, nous avons trouvé qu’il valait mieux prolonger jusqu’en avril. »
À l’exception de quelques-uns de ces éléments pour des raisons professionnelles et scolaires, l’équipe nationale a renoué avec l’entraînement le 9 septembre.