Engagée du 11 au 14 octobre à l’Open d’Éthiopie de badminton à Addis Abeba, Shama Aboobakar s’est inclinée en trois sets en finale du simple dames remportée par la favorite du tableau, l’Ougandaise Shamim Bangi. Cette dernière avait échoué en demi-finales des Internationaux de Maurice courant juin.
Shama Aboobakar avait mis le cap sur l’Éthiopie à ses propres frais en sachant qu’il y a peu de tournois à Maurice en cette période. Puis, « vu que je m’entraîne régulièrement, je voulais me situer au plan continental en prévision des championnats d’Afrique seniors qui auront lieu à Maurice l’année prochaine (voir hors-texte). J’ai besoin d’être bien préparée. Je préfère commencer dès maintenant et bien à l’avance qu’en retard, comme c’est souvent le cas », confie la badiste.
Seuls Maurice, l’Ouganda et bien sûr le pays hôte étaient représentés chez les dames dans le tournoi éthiopien. En l’absence des meilleures raquettes du continent, Shama Aboobakar a franchi aisément les trois premiers tours pour se retrouver en finale, « la seule étape qui fut vraiment intense », avoue-t-elle. « J’ai fait quelques fautes et lâché bêtement des points dans le set décisif. Mais au bout du compte je suis gagnante. »
Située au-dessus de la Mauricienne au classement de la BWF, Shamim Bangi s’était fait battre 19-21, 21-11, 21-16 par la Seychelloise Cynthia Course en demi-finales des Internationaux de Maurice en juin. Cette dernière devait par la suite échouer 21-18, 12-21, 17-21 en finale contre la Mauricienne. C’est sur la vague de ce succès que Shama Aboobakar s’est sentie à nouveau motivée à repartir à l’assaut après sa finale perdue contre Course à Mahé l’an dernier aux 8es Jeux des îles.
La Mauricienne compte poursuivre prochainement, et toujours par ses propres moyens, sa tournée africaine en s’alignant fin novembre aux Internationaux du Botswana et d’Afrique du Sud, les deux dernières étapes du circuit africain. C’est une saison assez prometteuse qui a commencé pour elle déjà en juin. Elle espère la poursuivre crescendo l’année prochaine en « disputant début 2013 deux-trois tournois internationaux et enchaîner sur trois semaines de stage en Inde ou en Malaisie avant les championnats d’Afrique. »
Shama Aboobakar estime que « les Internationaux d’Afrique du Sud devraient être une indication si je peux aspirer à une médaille dans le tournoi individuel des championnats d’Afrique l’année prochaine. » « Vu que les Sud-Africaines ont toujours été présentes en finales des dernières éditions des championnats d’Afrique, je saurai si je pourrai les mater l’année prochaine. »
Il nous revient que la Seychelloise Juliette Ah Wan — au moins six fois championne d’Afrique, dont trois fois en simple dames (2002, 2006 et 2009), deux fois en double mixte (2006 et 2007) et une fois en équipes en 2007 — aura déjà renoué avec la compétition. C’était lors des Internationaux de La Réunion qui se disputaient dans le même intervalle des Internationaux d’Éthiopie. Toutefois, la joueuse ne s’aligne désormais qu’en double dames et double mixte.