Rishi Sooben, 27 ans et habitant Cemetry Road, à L’Escalier, est soupçonné d’avoir pris part à une altercation qui aurait pu dégénérer dimanche dans la localité. Il a été arrêté hier par la CID de Plaine-Magnien et a été interrogé.
Rishi Sooben a comparu devant le tribunal de Mahébourg sous une charge provisoire de “menace” avant d’être autorisé à rentrer chez lui. Le jeune homme de 27 ans, résidant Cemetry Road, à L’Escalier, devrait comparaître une nouvelle fois en cour aujourd’hui et pourrait être libéré sous caution. On lui reproche d’avoir pris part à une altercation survenue dimanche soir dans sa localité. La situation aurait pu s’aggraver n’était-ce la prompte intervention de différentes unités policières. Deux autres suspects impliqués dans cette affaire étaient attendus ce matin par les enquêteurs pour être interrogés.
Tout a commencé dimanche soir après une vive discussion entre V.S., 36 ans, qui se trouvait à Cemetry Road, où il habite, et B.B., accompagné de ses deux fils. Les trois hommes ont approché V.S., qui était sous l’influence de l’alcool, pour lui demander des renseignements. N’étant pas satisfait de la manière dont V.S. leur avait répondu, l’un des trois hommes aurait alors sorti un tournevis et l’aurait agressé à la tête. Saignant abondamment, V.S. s’est rendu à l’hôpital de Rose-Belle.
Entre-temps, B.B. et ses fils se sont rendus au poste de police de la localité pour consigner une déposition contre V.S., soutenant qu’il les aurait menacés en leur disant : « Si mo ti ena revolver, mo donn zot kout bal. » Après son retour de l’hôpital, V.S. s’est rendu lui aussi au poste de police pour consigner une déposition contre ses présumés agresseurs, déclarant qu’il aurait été menacé dans les mêmes termes.
Ayant été avertis de ce qui s’était passé, les sympathisants de deux groupes ont fait appel à d’autres gros bras pour « régler les comptes ». Les hauts gradés de la force policière ont rapidement réagi afin que la situation ne dégénère davantage. Ils ont donné des ordres pour que différentes unités (la SMF, la SSU, le GIPM et la force régulière) soient mobilisées pour parer à toute éventualité. Des barrages routiers ont été installés dans la région du sud et le pire a pu être évité.