Ouvert depuis février 2016, FootFive est devenu populaire auprès des Mauriciens. En quelques mois, les rencontres de foot en salle ont attiré un grand nombre de personnes. Cette activité est devenue un phénomène touchant plusieurs composantes de la société.
Le FootFive fait désormais partie du paysage des activités sportives et de loisirs à Maurice. En quelques mois, ce concept, qui voit des équipes de cinq joueurs de football s’affronter en salle, a séduit. Une clientèle variée a pris ses repères dans les locaux situés à Bagatelle et le projet va bientôt débarquer à Flacq. Collégiens, employés de bureau, enfants, femmes, hommes peuvent se livrer à leurs propres championnats avec autant de passion que d’autres l’auraient fait à Anfield, au Parc des Princes, à Old Trafford ou au Camp Nou, noms d’ailleurs donnés aux différents terrains proposés à Bagatelle.
“Il y avait ce besoin à Maurice. Il manquait ce genre d’activités. Cela a pris de l’ampleur certes, mais il est encore trop tôt pour dire que ce concept fait partie de nos moeurs”, souligne Nicolas Lecordier, directeur de la compagnie. Avec l’ambiance décontractée qui règne et une musique de fond, le FootFive a tout pour séduire. Le gazon synthétique est plus confortable et la structure permet d’être en sécurité. “Plus besoin de se soucier du temps quand on dispute une rencontre ici. Le fait d’être ouvert jusqu’à tard le soir incite les gens à venir. Avoir un terrain après les heures du travail n’est pas évident. Il n’est pas facile d’avoir des terrains éclairés à Maurice”, poursuit Nicolas Lecordier.
Plusieurs tournois ont été organisés. En 2016 : le tournoi des médias, les Ti Champions, Clash of Legends, Euro, Standard Chartered Cup, Halloween Cup et le SummerSlam Cup. Cette année, il y a eu le tournoi des Ti Champions, Clash of Legends, le tournoi des médias et Puma Fragrances Tournament.
Au bout de quelques mois, le FootFive compte de nombreux amateurs. “On a tous besoin de faire du sport pour se ressourcer. Le fait d’être en petits comités aide à créer des liens.” Du lundi au vendredi, à partir de 17h, les gens viennent jouer après les heures de travail. Plus tôt, on voit beaucoup d’étudiants se livrer à cette activité. “Durant les vacances scolaires, il n’y a plus de place. Mais nous n’acceptons pas les enfants qui viennent ici en faisant l’école buissonnière.”
“J’ai eu cette idée quand j’étais en Australie”, confie Nicolas Lecordier. Après avoir travaillé pendant plusieurs années dans une firme d’audit, il a tout quitté pour poursuivre son rêve. “J’ai cherché des investisseurs. Le groupe ENL et Eclosia, entre autres, m’ont aidé à concrétiser ce projet. Plusieurs entreprises n’ont pas voulu investir car elles ne pensaient pas que cela allait marcher. Ce projet a pris quatre ans avant d’aboutir.”
Le directeur a tout pensé afin que les joueurs se sentent en sécurité. “Pour jouer, il faut être en basket et avoir des vêtements confortables. Pas besoin de chaussures de foot. Les joueurs n’ont pas le droit de pousser et de cracher. Si quelqu’un crache ou joue torse nu, on l’avertit une fois; s’il continue, on l’expulse.” Si quelqu’un se blesse, il y a une équipe de premiers secours sur place. “Maurice commence à s’imprégner de cette culture de FootFive. C’est comme une révolution”, affirme le directeur.
Situé au coeur de l’île, le FootFive séduit un grand nombre d’amateurs de foot. “C’est un centre privé mais ouvert au public. Pas besoin d’abonnement pour venir jouer au foot ici.” Il suffit de réserver le terrain. Les heures d’ouverture : 9h-22h, en semaine et le week-end.