Avec une légère accalmie sur le front des enquêtes confiées au Central CID sous la supervision de l’assistant commissaire de police Heman Jangi, l’attention se porte sur les Assessments des institutions internationales, dont la Banque mondiale et Moody’s Investors Service, des séquelles de l’écroulement de l’empire Rawat. En attendant de prendre connaissance des détails des analyses des représentants de ces institutions, les premiers distillés font état de commentaires favorables et de plus pour les autorités mauriciennes par rapport aux mesures prises pour éviter des effets de contagion dans le système financier et dans l’économie en général. D’autre part, dans la conjoncture, le casse-tête à résoudre se situe au niveau des clients de Bramer Assets Management Ltd, avec des placements de l’ordre de Rs 6 milliards et un trou de Rs 3,3 milliards. Ce dossier devra être présenté par le ministre des Services financiers, Roshi Bhadain, au conseil des ministres de demain en vue d’un début de sortie de crise pour ces victimes de l’arnaque Dawood Rawat. Toutefois, un nouveau problème est venu se greffer sur cette équation avec des Bramser Bonds pour une valeur de Rs 700 millions avec environ 600 clients plumés. D’autre part, à moins d’un changement de programme de dernière heure, les deux filles du Chairman Emeritus, Adeela Rawat-Feistritzer et Laina Rawat-Burns, devront se préparer à se rendre au début de la semaine prochaine au Central CID pour des séances d’interrogatoire Under Warning.
Avec une légère accalmie sur le front des enquêtes confiées au Central CID sous la supervision de l’assistant commissaire de police Heman Jangi, l’attention se porte sur les Assessments des institutions internationales, dont la Banque mondiale et Moody’s Investors Service, des séquelles de l’écroulement de l’empire Rawat. En attendant de prendre connaissance des détails des analyses des représentants de ces institutions, les premiers distillés font état de commentaires favorables et de plus pour les autorités mauriciennes par rapport aux mesures prises pour éviter des effets de contagion dans le système financier et dans l’économie en général. D’autre part, dans la conjoncture, le casse-tête à résoudre se situe au niveau des clients de Bramer Assets Management Ltd, avec des placements de l’ordre de Rs 6 milliards et un trou de Rs 3,3 milliards. Ce dossier devra être présenté par le ministre des Services financiers, Roshi Bhadain, au conseil des ministres de demain en vue d’un début de sortie de crise pour ces victimes de l’arnaque Dawood Rawat. Toutefois, un nouveau problème est venu se greffer sur cette équation avec des Bramser Bonds pour une valeur de Rs 700 millions avec environ 600 clients plumés. D’autre part, à moins d’un changement de programme de dernière heure, les deux filles du Chairman Emeritus, Adeela Rawat-Feistritzer et Laina Rawat-Burns, devront se préparer à se rendre au début de la semaine prochaine au Central CID pour des séances d’interrogatoire Under Warning.
Actuellement une mission de la Banque mondiale, dirigée par Benoît Bosquet et comprenant Ms Dania Musa, Yuvan Beejadhur, Xavier Vincent et Raphaël, est à Maurice dans le cadre des consultations en vue d’établir un programme de coopération économique. Toutefois, avant d’entrer dans le vif du sujet avec des discussions sur les principaux axes économiques, la mission Bosquet a fait part des « commentaires positifs » des officiels de la Banque mondiale à Washington par rapport au plan d’action adopté par les autorités mauriciennes avec l’éclatement de la BAI Mega-Financial Scam au début d’avril dernier.
« En dressant le parallèle avec ce qui s’est passé à Trinité et Tobago en 2009 avec le scandale CLICO, et le BAI Ponzi toujours en toile de fond, la Banque mondiale n’a pas manqué de saluer les efforts déployés par Maurice pour contenir les séquelles de ce scandale financier et les mesures pour atténuer les difficultés des victimes. À Washington, l’on se félicite de la diligence avec laquelle Maurice a opéré alors qu’à Trinité et Tobago, les cicatrices financières sur les victimes sont encore visibles », soutient-on au ministère des Finances après un premier round de discussions avec la mission Bosquet de la Banque mondiale.
De son côté, Moody’s Investors Service, qui avait dépêché à Maurice une délégation d’analystes dans le cadre de la révision des notations (Rating) au plus fort de la crise BAI, se prépare aujourd’hui à rendre publiques ses évaluations. À l’hôtel du gouvernement, l’on fait état d’un premier feedback favorable car Moody’s aurait réagi de manière positive aux différentes mesures adoptées pour faire face à la situation avec la révocation de la Banking Licence de la Bramer Banking Corporation Limited et la mise sous administration judiciaire de l’un des plus importants conglomérats économiques avec des avoirs évalués à quelque Rs 31 milliards.
Les détails des nouvelles dotations (Ratings) pour Maurice dans le sillage de l’écroulement de l’empire Rawat devront être dévoilés officiellement en cours de journée vu le décalage horaire. Mais la crainte d’une évaluation-sanction n’est pas entretenue au ministère des Finances car « les mesures adoptées par la Banque de Maurice et le gouvernement dans l’affaire BAI s’inscrivent dans la lignée de la bonne gestion financière ».
Entre-temps, le casse-tête des victimes de Bramer Asset Management Ltd, soit quelque 6 000 clients avec un potentiel de placements de Rs 6 milliards est toujours dans l’attente d’une solution. Au cours de la semaine écoulée, le ministre Bhadain et ses plus proches collaborateurs au ministère de concert avec les deux Special Administrators, Mushtaq Oosman et Yogesh Basgeet, ont multiplié les séances de travail pour identifier les fonds en vue de mettre à exécution un programme de remboursement.
Le principal problème à surmonter est constitué d’un trou de Rs 3,3 milliards dans les avoirs de la Bramer Property Fund sous le contrôle de la Bramer Asset Management Ltd. À ces Unaccounted Funds, sont venus se greffer des Bramser Bonds pour un montant de Rs 700 milliions, dont les fonds ont été engloutis par le système Rawat. Quelque 600 clients, qui ont souscrit à ces Bonds pour le compte de la clinique Apollo-Bramwell, se retrouvent dépouillés de leurs économies et ne savent plus à quel saint se vouer ou à quelle porte frapper.
Le ministre des Services financiers compte présenter à la réunion du conseil des ministres de demain un mémorandum sur le cas des souscripteurs de la Bramer Assets Management Ltd. Une des options envisagées pour des fonds alimentant les réserves pour les remboursements concerne la vente des avoirs à l’étranger, dont une participation à hauteur de 5,8 % de Bramer Property Find dans le capital de GlobalCapital plc, société basée à Malte, avec des propriétés immobilières à Malte, en Italie, en Hongrie et en Croatie.
Les Special Administrators de BAI Co (Mtius) Ltd, engagés dans l’examen de tous les contrats de partenariat signé par Dawood Rawat, avec des entités locales, soit une centaine, sont en contact avec les autorités à Malte, dont la Malta Financial Services Authority, pour dégager les fonds nécessaires de GlobalCapital plc, dont la cotation en Bourse a été suspendue jusqu’au 1er juin.
D’autre part, le début de la semaine prochaine risque d’être quelque peu « hectic » pour les deux soeurs Rawat. Au Central CID, après les inculpations des deux gendres de Dawood Rawat, Claudio Feistritzer et Brian Burns, l’on met la dernière main au dossier d’interrogatoires d’Adeela Rawat et de Laina Rawat, notamment pour le délit de complot dans le blanchiment de fonds.
Les premières convocations dans le nouveau volet de la BAI Saga devront être effectives en début de semaine à moins que…