L’ancien Managing Director de la State Investment Corporation (SIC), Iqbal Mallam-Hasham, qui est déjà sous le coup d’une inculpation provisoire en marge du Super Deal de BAI de Rs 105 millions, pourrait échapper à de nouvelles tracasseries judiciaires. Du moins pour l’instant avec la conclusion de son interrogatoire Under Warning au QG du Central CID cet après-midi. Par contre, les membres du Board de la Bramer Property Fund Ltd du groupe BAI, qui avait procédé en mars de l’année dernière à la vente du 11e étage de la Bramer House à Ébène Cyber City à Ottoman Capital Ltd avec pour ayant droit le même Iqbal Mallam-Hasham, se trouvent désormais sous la menace d’une convocation pour audition formelle par la police dans les prochains jours. Subséquemment, un nouveau dossier, avec l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam comme un des Prime Suspects désigné sous l’opération Lakaz Lerwa Lion menée par le Central CID, sera transmis à l’Office of the Director of Public Prosecutions pour décisions sur la marche à suivre sur le plan pénal.
Depuis hier en début d’après-midi, Iqbal Mallam-Hasham, qui a retenu les services de Me Yash Bhadain, est interrogé sous caution quant aux circonstances de cette transaction immobilière quelque peu hors du commun. Ce Super Deal, consenti par le groupe BAI au profit de cet ancien membre de l’Inner Circle de Navin Ramgoolam, a été exécuté avec un prêt de Rs 85 millions avancé par l’ex-Bramer Banking Corporation Ltd et la Bramer acceptant de louer ce même espace bureau à Ottoman Capital Ltd sous la formule de Lease-Back.
Iqbal Mallam-Hasham, qui était défendu par Me Rama Valayden lors de son arrestation par l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) le 8 mai dernier, fait déjà face à une inculpation provisoire de Money Laundering pour cette même transaction foncière au détriment des clients ayant souscrit à la Bramer Property Trust Limited et à la Bramer Assets Management Ltd. Dans l’immédiat, il ne devrait pas être inquiété outre mesure par ce volet de l’enquête du Central CID, qui a déjà vu l’inculpation provisoire de Jaya Allock, qui cumule les fonctions de Senior Vice-President de BAI Co (Mtius) Ltd et de Chief Executive Officer de Bramer Assets Management Ltd.
L’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam a déjà été entendu Under Warning dans cette même enquête vu qu’il avait autorisé la vente de propriétés immobilières appartenant au groupe BAI sous la Non-Citizen (Property Acquisition) Act. Deux accusations provisoires ont été logées contre lui devant le tribunal de Curepipe, soit d’abord d’entente délictueuse avec le délit se produisant entre 2010 à 2014 au bureau de BAI Co (Mtius) Ltd à Curepipe. Navinchandra Ramgoolam aurait « unlawfully, criminally and knowingly agree with more other person to do an act which is wrongful to another person, to wit :-said Navinchandra Ramgoolam agreed with the CEO and Directors of British American Investment Co (Mtius) Ltd, Bramer Asset Management Ltd and others to defraud Bramer Property Fund and its Group of Companies to the prejudice of policy holders and other investors in the sum of MUR 105 millions ».
Le second délit est un de faux commis entre 2010 et 2014 au bureau du Premier ministre à Port-Louis. Navinchandra Ramgoolam aurait « unlawfully, criminally and knowingly commit a forgery in an authenticated and public writing by adding facts which such act was intended to contain and certify such facts, to crime, to wit :-Navinchandra Ramgoolam in his capacity of Prime Minister respecting the sale of immoveable property under the Non Citizen (Property Restriction) Act at Bramer House, Ebene stated false facts as true by mentioning that Ottaman Capital Ltd, the buyer, is a Mauritian citizen, whereas in fact and in truth the said company is a local and foreign institution, thus prejudice has been caused to the British Americain Investment Co (Mtius) Ltd, and other investors of BAI Group of Companies whereby the proceeds of the sale have been dissipated ».
Avec l’éventualité de la convocation des membres du Board de la Bramer Property Fund Ltd pour des séances d’interrogatoire formel, le défilé au Central CID pourrait comprendre Sulliman Moollan, directeur indépendant, qui a déjà été interrogé, Moussa I. Rawat, Omar Farouk Hossen, Mahmad A. Rawat, Sansjiv C. Nuckchady et Houmayd Sulleman Rawat. À ce stade, il n’y a aucune indication officielle si ces membres du Board de la Bramer Property Fund Ltd seront inquiétés pour le délit présumé de Conspiracy To defraud ou tout simplement à titre de témoins dans cette partie du détournement global de Rs 24 milliards avec l’écroulement de l’empire Rawat…