Intervenant dans le cadre des débats sur le Budget, Rajesh Bhagwan a d’entrée souhaité « bonne chance » à la ministre de l’Education Leela Devi Dookhun pour le travail qu’elle doit abattre au niveau de son ministère en vue de mettre « de l’ordre dans l’héritage laissé par ses prédécesseurs », en particulier par Rajesh Jeetah, qui a créé la « pagaille au niveau de l’éducation tertiaire ».
Rajesh Bhagwan a tenu à rappeler qu’il intervenait pour la 32e fois dans le cadre des débats parlementaires sur le Budget. « J’ai eu l’occasion de commenter le Budget comme backbencher, comme PPS, comme ministre et, maintenant encore, comme membre de l’opposition du MMM », a-t-il laissé entendre. Un des premiers points sur lequel il est revenu a été l’affaire BAI. Il a ainsi estimé qu’il ne compte pas « se lamenter sur le sort de Dawood Rawat et ses voyages effectués aux Bahamas en jet privé ». Ce qui l’intéresse plus, en revanche, « ce n’est pas non plus la communauté des affaires », mais « les personnes innocentes, en particulier ceux qui ont investi leur pension et leur “lump sum” dans les polices d’assurance spéciales » créées par la BAI.
S’il dit que « ceux qui ont commis des crimes doivent payer pour leurs fautes », il estime toutefois que le gouvernement « doit prêter une attention spéciale aux intérêts des plus pauvres ». Et de saluer la croisade du nouveau gouvernement « contre les abus de pouvoirs et la corruption ».
Il a toutefois demandé au Premier ministre de ne pas “pick and chose” et de s’attaquer à tous ceux qui ont commis des abus. Et de citer le cas de Rakesh Gooljaury, « qui est devenu un “Star Witness” », et celui de Teeren Appasamy, « qui se cache à Londres ». Cette remarque a provoqué des réactions dans la majorité, le Premier ministre lançant que « cela date de longtemps » et que le gouvernement a déjà « too much to do ».
Rajesh Bhagwan s’est aussi appesanti sur les difficultés rencontrées par les petits planteurs. Il a plaidé pour une augmentation de la compensation de Rs 2 000 aux planteurs produisant plus de 60 tonnes de sucre et de Rs 3 400, qui sera payée aux planteurs produisant moins de 60 tonnes par le SIFB. Il a aussi souhaité que les prix offerts par le gouvernement pour la bagasse soit revu. Le député de la circonscription No 20 a également plaidé pour les petits planteurs de légumes, dont ceux de La Chaumière et de Maingard. Enfin, il a évoqué les « déficiences » constatées dans les maisons construites par la NHDC, entre autres à Chébel.