La victime s'était rendue à la plage en compagnie de son cousin

Des habitants de Baie-du-Cap, plus précisément ceux habitant l’avenue Michael Leal, ne supportent plus d’être des laissés-pour-compte par le conseil de district de Savanne. « Le village est négligé depuis qu’il est tombé sous la juridiction de Savanne. De l’eau usée et boueuse, dont on ne connaît pas la source, envahit chaque coin de la rue surtout lorsqu’il pleut », témoignent James Monroe et Patricia Ricaud, tous deux habitant cet endroit depuis leur tendre enfance.

« Ti enn plezir letan konsey distrik Rivier-Nwar ti pe zer nou vilaz. On bénéficiait du service de voirie deux fois par semaine pour ramasser les ordures. Les rues étaient propres mais aujourd’hui elles sont sales. À chaque fois qu’il pleut, les ordures posées dans les coins de rue s’entassent dans les canaux », déplorent-ils.

Jugnauth Ramkewon, un habitant de la localité, dit avoir à faire face à Jean-Volbert, qui occupait le poste de président du conseil du village en 2007. Il dit aussi être confronté à de gros problèmes lorsqu’il pleut. « Ma maison est située sur une pente. J’avais acheté des matériaux pour construire sa maison il n’y a pas longtemps. Delo lapli finn sarye tou bann materyo. Si ena enn bon sistem kanalizasion dan vilaz, mo pa ti pou perdi otan materyo ki finn kout mwa bien ser », dit-il.

Il partage lui aussi l’avis de ses deux voisins qui disent que le village a été abandonné. « Il n’y a personne qui nous a rendu visite après les élections générales. Une chose est sûre, nous allons sûrement les retrouver avant les prochaines élections », ajoute-t-il.

Quant aux jeunes, ils déplorent le manque d’infrastructures sportives dans le village. « Pena gran-soz pou fer isi. Nou bann depite fini blie nou », dit l’un d’entre eux. James Monroe, lui, dit « ne pas comprendre » comment les autorités peuvent abandonner ce village qui a une forte affluence touristique.