Rod lamerdman ! Ou pou kone ! Une intimidation de voyou prêt à en découdre au moindre mot de travers ? On pourrait le penser, mais ce n’est pas le cas. Ces mots ne sont pas dignes d’un potentiel chef d’État moderne. Peut-être d’un potentat ?
Ces choses-là ne devraient pas se dire. Pas même sur un ton badin. Le comble est que le langage frisera irrémédiablement le caniveau lors de la prochaine compagne électorale : les noms d’oiseaux fleuriront, comme les flamboyants affichent leur couleur en décembre.
Remarquez, ça fera peut-être l’économie d’oriflammes et ajoutera au discours pseudo eco-friendly. Un truc du genre : mem flanbwayan pe dir ou kisannla ou bizin vote, kamarad ! Ekout lavwa lanatir : vot blok ! Un slogan en béton en faveur du développement durable. Seul un cyclone pourrait compromettre ce festival de reniements et de promesses annoncées.