(Photo d'illustration)
  • Réunion de concertation de tous les partenaires du privé (managers, recteurs et enseignants) vendredi dernier en vue d’une action commune
  • Bashir Taleb (Fédération des Managers) : « Nous allons nous battre jusqu’au bout »

À l’initiative de la Fédération des managers des collèges privés, les représentants des différents “stakeholders” du secondaire privé subventionné (syndicats d’enseignants, associations de recteurs, association de managers) se sont rencontrés en cette fin d’année pour discuter de la réduction marquante du nombre d’élèves dans ce secteur et de l’avenir des établissements. « Il y a de l’inquiétude. Il faut se serrer les coudes et se battre jusqu’au bout », déclare Bashir Taleb, président de la Fédération des managers au sujet du “feeling” qui prévaut dans ce secteur. Cette plateforme commune s’apprête à envoyer une lettre ouverte au Premier ministre.

Cette réunion a eu lieu au Mauritius College à Curepipe et y ont participé les représentants des groupes suivants : la Roman Catholic Secondary Schools Union, l’Association of non-catholic confessionals Schools, l’Union of Managers of Private Secondary Schools, la Managers of Private Secondary Schools Union, l’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), la Secondary & Preparatory Schools Teachers and Other Staff Union.
Les participants à cette réunion ont d’abord passé en revue la « contribution historique » de l’ensemble des établissements privés au développement du pays, qu’ils soient qualifiés de « petits collèges » ou « star colleges ». Ensuite, ils se sont attardés sur la réduction du nombre d’élèves depuis quelques années et de ses conséquences. « Nous sommes contents que tous les partenaires soient là vendredi », dit sur un ton de soulagement Bashir Taleb, président de la Fédération des Managers. « Il s’agit à présent de la survie de notre secteur face à ce problème du manque d’élèves qui va s’aggraver. Nous sommes tombés d’accord lors de cette réunion qu’il faudrait se mettre ensemble pour trouver des solutions », poursuit Bashir Taleb.

Cette plateforme du secondaire privé subventionné souhaite une rencontre avec le Premier ministre mais d’abord, elle n’écarte pas la possibilité de lui adresser une lettre dans les premiers jours de 2020 afin de le mettre au courant de l’état d’esprit des opérateurs de l’éducation dans ce secteur.

Les syndicats d’enseignants craignent eux aussi des répercussions du manque d’élèves sur l’emploi dans ce secteur. D’où leur décision de se joindre à cette réunion de vendredi dernier. « Si pena zelev pa pou ena profeser… Nos membres aussi sont inquiets de cette situation. Même s’il existe un accord concernant le redéploiement du personnel en cas de fermeture d’établissements, le ministère de l’Éducation fait le difficile depuis quelque temps concernant quelques cas d’enseignants en surnombre. Nous devons être très vigilants par rapport aux droits acquis de nos membres », explique Bhojparsad Jugdhambi, président de l’UPSEE.

Si des managers des collèges privés “grant-aided” sont en colère et aigris à la veille de la nouvelle année, c’est parce que plusieurs établissements compteront à peine une douzaine d’admis en Grade 7 l’année prochaine. Ces directeurs de collèges privés craignent de recevoir un autre coup de massue lors du prochain exercice d’admission en Lower VI en raison de l’obligation de cinq “Credit” en SC pour décrocher une place.