Le ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance, Roshi Bhadain, a déclaré, ce matin, au Forum du Mauritius Institute of Professional Accountants (MIPA) à Balaclava, que la BAI « est une fraude ». « Au lieu de trouver des solutions à ses problèmes de liquidités, entre autres, qui auraient été en accord avec nos lois, la décision a été prise de continuer sur la même voie et de lancer davantage de nouveaux produits et de structures, more corporate vehicles and get more money out of people », a déclaré le ministre.
Roshi Bhadain soutient que « lorsque cela est arrivé, I told myself this is how bad financial reporting can impact sur la vie des gens ». « C’est extraordinaire lorsque nous voyons tous les griefs et la misère, les souffrances que cela a causé aux gens ordinaires à Maurice. J’ai vécu cela durant les derniers douze à quatorze mois. Les gens viennent toujours me voir à la maison, ils m’appellent, ou encore ils m’écrivent pour exprimer leurs souffrances dans leur vie quotidienne résultant d’un grand conglomérat tel que la BAI going wrong », dit-il.
Le ministre ajoute que « dans n’importe quel cas de fraude, vous aurez des gens qui do things which are wrong mais il y a aussi l’autre aspect, qui est de cacher les choses, faisant croire que c’est une pratique normale ». Il a expliqué que c’est la raison pour laquelle aujourd’hui beaucoup de citoyens lambda se demandent encore si le cas de la BAI était vraiment une fraude. « Did it actually happen in that particular way ? Or was there some kind of other sinister political motive which has caused the downfall of the BAI ? »
Roshi Bhadain a rappelé que « as far back as 2010, les auditeurs avaient dit au board des directeurs de la BAI, que you are no longer solvent et que vous avez pris beaucoup d’argent des gens et l’avez investi dans de nombreux business qui ont échoué. Maintenant vous devez trouver de nouveaux moyens pour resurgir, trouver beaucoup d’argent pour résoudre le problème de liquidités ».
Au lieu de trouver de solutions à ce moment-là, des solutions qui auraient été en accord avec les lois du pays, poursuit le ministre, « la décision a été prise de continuer sur la même voie et de lancer davantage de nouveaux produits et de structures, more corporate vehicles and get more money out of people ». « C’est la raison pour laquelle nous avons dit que c’était un système de Ponzi. Il y a eu beaucoup de débats sur cette question mais c’est une fraude. Lorsque je dis fraude, il n’y a aucune définition légale dans nos lois, malheureusement. Nous avons plutôt des termes tels que embezzlement, larceny, swindling, conspiracy to defraud mais pas de fraude comme il y en a une Fraud Act en Grande Bretagne », a poursuivi Roshi Bhadain, avant d’annoncer l’introduction d’un nouveau code sur la Corporate Governance dans les prochains jours et un Fraud Bill en novembre.